Adieu mon père

Al Ahram Hebdo - - Courrier -

Plu­sieurs de nos lec­teurs s’ex­priment sur l’ave­nir de l’eglise copte et de ses fi­dèles après la mort du pape Ché­nou­da III.

L’egypte a ré­cem­ment per­du un sym­bole na­tio­nal, un vrai Egyp­tien et un homme de Dieu. c’est le pape Ché­nou­da III.

Le pape Ché­nou­da n’était pas seule­ment un simple pa­triarche de l’eglise or­tho­doxe, il était un grand sa­vant, un élo­quent, un homme de bon ca­rac­tère, très tendre, très ac­tif, avec une vue per­çante et une sa­gesse in­née.

A chaque fois qu’on l’ap­pe­lait « ba­ba » (père en arabe) on sen­tait le vrai sens du mot. Il était le seul à avoir ce pri­vi­lège d’être ap­pe­lé par ce nom après mon vrai père. Et il était un vrai père ac­cueillant.

A chaque fois que l’eglise su­bit une ca­tas­trophe (in­cen­die d’une église, as­sas­si­nat de coptes, actes de vio­lence sec­taires qui causent la mort de plu­sieurs coptes, etc.), le pape s’abs­te­nait d’agir et de­man­dait aux coptes de prier et de se sou­mettre à Dieu le plus puis­sant. Il était un homme sage.

Je me sou­viens du jour où je l’ai ren­con­tré avec mon frère qui al­lait pas­ser dans quelques mois le bac­ca­lau­réat. Et mal­gré ses grandes res­pon­sa­bi­li­tés et pré­oc­cu­pa­tions, le pape nous a ac­cueillis avec son beau sou­rire et nous a don­né de son temps pour par­ler et prier.

Na­dine Al­fred,

Le Caire.

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