L’in­com­pré­hen­sion après la sanc­tion

Al Ahram Hebdo - - Sports - Mo­ha­mad Mos­sel­hi

FOOT­BALL . Les condam­na­tions des clubs Mas­ri et

Ah­li, suite au drame du stade de Port- Saïd le 1er

fé­vrier der­nier, ont pro­vo­qué des

ré­ac­tions mul­tiples au sein des deux clubs, qui les ont re­je­tées ca­té

go­ri­que­ment.

52JOURS après le drame de PortSaïd le 1er fé­vrier der­nier, la Fé­dé­ra­tion égyp­tienne de foot­ball a an­non­cé ven­dre­di ses sanc­tions concer­nant les af­fron­te­ments qui ont eu lieu à la fin de la ren­contre op­po­sant Ah­li à Mas­ri au stade de Port- Saïd. Les sup­por­ters de Mas­ri ont en­va­hi la pe­louse et ont at­ta­qué les sup­por­ters d’ah­li dans une scène in­croyable fai­sant plus de 70 morts et des cen­taines de bles­sés.

Par consé­quent, la Fé­dé­ra­tion égyp­tienne de foot­ball a dé­ci­dé de sus­pendre l’équipe se­nior de Mas­ri pour deux sai­sons et ge­ler toute ac­ti­vi­té spor­tive dans le stade de Port- Saïd qui a été le théâtre du car­nage pen­dant trois sai­sons. De même, elle a in­di­qué que Mas­ri res­te­rait en D1 à par­tir de la sai­son 2013/ 2014.

De même, Ah­li a eu sa part de sanc­tions, en sus­pen­dant le di­rec­teur tech­nique, le Por­tu­gais Ma­nuel Jo­sé Da Sil­va, pour quatre ren­contres, tout comme le ca­pi­taine de l’équipe Hos­sam Gha­li qui a connu le même sort. Outre ce­la, l’équipe va dis­pu­ter quatre ren­contres à huis clos à cause de son com­por­te­ment an­ti­spor­tif lors de la­dite ren­contre.

« Les sanc­tions ont été prises après de longues dis­cus­sions au sein de la Fé­dé­ra­tion. Elles ne sont pas contre le rè­gle­ment de la FIFA qui a été in­for­mée de ces sanc­tions », dé­clare Az­mi Mé­ga­hed, membre de la Fé­dé­ra­tion égyp­tienne de foot­ball.

« Les deux clubs peuvent por­ter plainte au­près de la FIFA s’ils re­fusent ces sanc­tions » , ajoute- t- il.

En ef­fet, les deux clubs ont an­non­cé leur re­jet ca­té­go­rique de ces sanc­tions. Mas­ri pense qu’elles sont très sé­vères. Les sup­por­ters et les dé­pu­tés de la ville au Par­le­ment sont les seuls à dé­fendre ac­tuel­le­ment les droits du club en l’ab­sence de Ka­mel Abou- Ali, pré­sident du club, et des membres de son conseil d’ad­mi­nis­tra­tion qui ont re­mis leur dé­mis­sion. De même, Moh­sen Ché­ta, di­rec­teur exé­cu­tif du club qui a as­su­ré l’in­té­rim d’abou- Ali, est ac­tuel­le­ment sous garde à vue, le pro­cu­reur gé­né­ral ayant dé­ci­dé de le faire tra­duire, avec 74 autres per­sonnes, de­vant la Cour cri­mi­nelle à la suite du dé­sastre de Port- Saïd.

Sort in­cer­tain

Suite aux sanc­tions im­po­sées à Mas­ri, le sort des joueurs reste très in­cer­tain. C’est un pro­blème épi­neux pour le club sur­tout qu’il a des obli­ga­tions fi­nan­cières vis- à- vis d’eux. De même, se­lon Ah­mad Al- Dabe, chef du co­mi­té des af­faires des joueurs au sein de la Fé­dé­ra­tion égyp­tienne de foot­ball, les joueurs sous contrat avec Mas­ri n’au­ront pas le droit de le ré­si­lier. « La meilleure so­lu­tion pour le club c’est de prê­ter ces joueurs soit aux clubs égyp­tiens ou étran­gers afin d’at­té­nuer les pertes. Au­tre­ment, le club se­ra obli­gé de payer les joueurs », in­dique Ah­mad Al- Dabe.

Pour Mah­moud Cha­ker Ab­del- Fat­tah, la­té­ral gauche de Mas­ri, les sanc­tions qui ont tou­ché le club sont trop sé­vères. De plus, elles re­pré­sentent une fin abo­mi­nable pour une gé­né­ra­tion de joueurs au sein du club.

« Je ne com­prends pas cette dé­ci­sion de la fé­dé­ra­tion. Les joueurs ne sont pas res­pon­sables des in­ci­dents qui ont eu lieu à la suite de la ren­contre. Les res­pon­sables de ce car­nage sont main­te­nant de­vant le tri­bu­nal. Ces sanc­tions ont dé­truit les joueurs » , ex­plique le la­té­ral gauche de Mas­ri.

D’autre part, Ah­li a com­plè­te­ment re­fu­sé les sanc­tions im­po­sées au club, car ses sup­por­ters et ses joueurs ont été les vic­times. Il est bi­zarre que le club soit sanc­tion­né. De même, le club pense que les sanc­tions qui ont tou­ché Mas­ri sont très lé­gères et ne sont pas à la hau­teur de la ca­tas­trophe.

« Ces sanc­tions sont po­li­tiques. Je ne com­prends pas comment Ah­li a été sanc­tion­né bien qu’il soit la vic­time » , dé­clare Sayed Ab­del- Ha­fiz, di­rec­teur du sec­teur foot à Ah­li.

Se­lon les res­pon­sables d’ah­li, la sanc­tion conve­nable est la re­lé­ga­tion de Mas­ri en D2 et non pas sa sus­pen­sion pour une seule sai­son d’au­tant plus que cette sai­son a été dé­jà an­nu­lée.

En­fin, le Conseil na­tio­nal du sport a nié dans un com­mu­ni­qué toute pres­sion sur la Fé­dé­ra­tion égyp­tienne de foot­ball.

« Les sanc­tions im­po­sées au club si­gni­fient qu’il est très dif­fi­cile qu’il y ait une ac­ti­vi­té spor­tive en Egypte ac­tuel­le­ment » , ajoute Sayed Ab­del- Ha­fiz.

Pour ten­ter de sau­ver la sai­son, la Fé­dé­ra­tion égyp­tienne dis­cute ac­tuel­le­ment la pos­si­bi­li­té d’or­ga­ni­ser la Coupe d’egypte après l’an­nu­la­tion du cham­pion­nat. Mais comme Ab­del- Ha­fiz a dit : il se­ra très dif­fi­cile

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