L’egypte choi­sit son pré­sident

Al Ahram Hebdo - - Courrier -

Avec le lan­ce­ment des cam­pagnes élec­to­rales, les can­di­dats à la pré­si­den­tielle es­sayent de dé­ployer leurs grands ef­forts pour ga­gner plus de voix. Per­met­tez-moi de je­ter un coup d’oeil sur la si­tua­tion ac­tuelle. Com­men­çons par Dr Ab­del-mo­neim Aboul-fou­touh. An­cien Frère mu­sul­man et can­di­dat is­la­mique mo­dé­ré, ou­vert et sou­te­nu par beau­coup de li­bé­raux, il prend la 2e place dans le clas­se­ment po­pu­laire. Ef­fec­ti­ve­ment, il a per­du beau­coup de voix après la dé­cla­ra­tion de sou­tien du par­ti Al-nour et des sa­la­fistes. La contra­dic­tion dans les dé­ci­sions des sa­la­fistes si­gni­fie qu’ils ne ré­flé­chissent pas bien. Par exemple, ils ont dé­cla­ré que le meilleur can­di­dat est Sé­lim AlAw­wa, et le meilleur pro­gramme élec­to­ral est ce­lui des Frères mu­sul­mans, c’est-à-dire de Mo­ha­mad Mor­si. Pour­quoi sou­tiennent-ils Aboul-fou­touh ? Il y a donc un ac­cord entre les sa­la­fistes et AboulFou­touh. Par consé­quent, beau­coup de li­bé­raux ont chan­gé leur avis concer­nant Aboul-fou­touh. Amr Mous­sa, an­cien mi­nistre des Af­faires étran­gères sous le ré­gime de Mou­ba­rak, prend la 1re place dans les son­dages, en at­ti­rant de nom­breux par­ti­sans, mais il perd les voix des ré­vo­lu­tion­naires qui le consi­dèrent comme l’un des fe­loul à cause de son par­cours po­li­tique dans l’an­cien ré­gime. La 3e place va à Ah­mad Cha­fiq, der­nier pre­mier mi­nistre avant la chute de Mou­ba­rak. Son re­tour à la course a cho­qué et a dé­ran­gé beau­coup de ci­toyens. Ils se de­mandent : comment peut-il être pre­mier pré­sident post-ré­vo­lu­tion ? Pour ce­la, on doit bien ré­flé­chir en choi­sis­sant notre pro­chain pré­sident. On doit ap­prendre la le­çon de ce qui s’est pas­sé du­rant 30 ans avant de choi­sir.

Ro­tane Kha­led,

Alexan­drie.

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