Aboul-fou­touh se met au rap : tout n’est qu’illu­sion

Al Ahram Hebdo - - Egypte -

Le doc­teur Aboul-fou­touh a réus­si à faire du face-à-face un duel entre un can­di­dat de la ré­vo­lu­tion, en l’oc­cur­rence lui, et un can­di­dat fe­loul, comp­té sur l’an­cien ré­gime, à sa­voir Mous­sa. Il a ten­té aus­si de faire du face-à-face un duel entre un can­di­dat is­la­miste, à sa­voir lui, et un can­di­dat non is­la­miste en uti­li­sant des ver­sets du Co­ran et des ha­diths du pro­phète. Sans ou­blier sa ques­tion à Amr Mous­sa concer­nant l’ex­pres­sion qu’il a uti­li­sée : les prin­cipes gé­né­raux de la cha­ria, se fai­sant ain­si pas­ser pour un dé­fen­seur de la cha­ria. Quant à Amr Mous­sa, il a ten­té de faire pa­raître le face-àface comme étant entre un pré­sident (Amr Mous­sa) et un can­di­dat (Aboul-fou­touh). Mous­sa a uti­li­sé le lan­gage d’un pré­sident n’uti­li­sant pas le futur, mais plu­tôt le pas­sé et le présent. Il s’est af­fi­ché comme étant le pré­sident ci­vil face au can­di­dat is­la­miste. Le com­bat de boxe ver­bale, voi­ci la dé­fi­ni­tion exacte du face-à-face entre Ab­del-mo­neim Aboul-fou­touh et Amr Mous­sa. Cha­cun a ten­té de mettre en re­lief les points forts de son pro­gramme élec­to­ral, sa cré­di­bi­li­té et la ri­chesse de son his­toire ».

L’au­teur Emad Ab­del-latif a ana­ly­sé dans le jour­nal Al-dous­tour le dis­cours des deux can­di­dats, des ana­lyses in­ima­gi­nables il y a à peine deux ans. « face-à-face a ré­vé­lé quelques sur­prises dans la personnalité des deux can­di­dats. Il a mon­tré la ten­dance de Mous­sa à tendre des pièges et on a dé­cou­vert en lui un égo­cen­trisme qui frôle le nar­cis­sisme ; quant à Aboul-fou­touh, il a pa­ru plus calme, mais n’a pas réus­si à s’im­po­ser ver­ba­le­ment, con­trai­re­ment à ce qu’il fait dans ses dis­cours ha­bi­tuels ». L’au­teur Sa­lah Eis­sa s’at­taque dans son ar­ticle pa­ru dans Al-mas­ry Al-youm à la ques­tion de la cha­ria is­la­mique qui a sus­ci­té un vif dé­bat entre les deux can­di­dats lors du face-à-face. « Il s’agit de l’ar­ticle 2 de la Cons­ti­tu­tion de 1971 qui dit : les prin­cipes de la cha­ria sont la source prin­ci­pale de la lé­gis­la­tion. Bien que les deux can­di­dats aient af­fi­ché leur adhé­sion à l’ar­ticle, cha­cun, néan­moins, en avait une in­ter­pré­ta­tion dif­fé­rente. Aboul-fou­touh s’en est pris à Mous­sa lorsque ce der­nier a dit que les prin­cipes gé­né­raux de la cha­ria sont la source de la lé­gis­la­tion lui po­sant la ques­tion de sa­voir pour­quoi il a chan­gé la te­neur de l’ar­ticle ain­si. Quant à Mous­sa, il a ren­voyé la ques­tion à ce der­nier, à sa­voir pour­quoi il a omis de par­ler de prin­cipes de la cha­ria se conten­tant du mot cha­ria ». Le fait étant qu’il y a une dif­fé­rence entre le concept des prin­cipes de la cha­ria et ce­lui de cha­ria tout

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