L'Eu­rope doit ré­agir, es­time la presse fran­çaise

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Les pho­tos des bles­sés et res­ca­pés des at­taques qui ont vi­sé la ca­pi­tale belge mar­di ma­tin s'étalent à la Une de tous les jour­naux fran­çais.

La presse fran­çaise était très émue au len­de­main des at­ten­tats meur­triers qui ont fait une tren­taine de morts et plus de 200 bles­sés à Bruxelles. Vi­sée au "coeur", l'Eu­rope se doit de ré­agir dans un "sur­saut" d'uni­té, com­mentent les mé­dias. "Bruxelles frap­pée par le ter­ro­risme", a ti­tré Le Monde, pour qui "la Bel­gique est en­trée, mar­di 22 mars, dans un scé­na­rio de cau­che­mar". "L'Eu­rope frap­pée au coeur", s'est in­di­gné Le Fi­ga­ro, "L'Eu­rope at­ta­quée" pour Les Échos.

C'était "l'hor­reur au coeur de Bruxelles" (Li­bé­ra­tion), "la guerre en Eu­rope" (Le Pa­ri­sien). Le sou­ve­nir des at­taques du 13 no­vembre 2015 est ra­vi­vé. "Voi­ci Bruxelles et Pa­ris de­ve­nues soeurs de sang", a ré­su­mé Ray­mond Cou­raud de L'Al­sace.

So­li­daire, Li­bé­ra­tion ac­cueille l'édi­to­rial du quo­ti­dien La Libre Bel­gique so­bre­ment in­ti­tu­lé "Faire face". Ré­agir était aus­si le maître mot des édi­to­ria­listes fran­çais. "Au­jourd'hui, nous sommes tous bruxel­lois", a in­sis­té Jean-Marc Vit­to­ri dans Les Échos, dé­non­çant "un coup de bou­toir contre l'Union". "Face à un en­ne­mi qui s'im­pose à elle, l'Eu­rope doit exis­ter en tant que force de frappe et de pro­tec­tion", a mar­te­lé Phi­lippe Gélie du Fi­ga­ro.

"Cette Eu­rope va-t-elle se lais­ser faire, re­nier ce qui la tient en­semble ? C'est l'heure du sur­saut", a écrit Laurent Jof­frin dans Li­bé­ra­tion. Ré­agir, certes, mais en res­tant "fi­dèle à sa tra­di­tion hu­ma­niste", a in­sis­té Guillaume Gou­bert de La Croix. "Vic­time de la vio­lence aveugle, elle s'in­fli­ge­rait une vio­lence à elle-même si elle s'aban­don­nait à la ten­ta­tion de la ven­geance et du bouc émis­saire", a ex­pli­qué l'édi­to­ria­liste du quo­ti­dien ca­tho­lique.

Le même sou­ci de me­sure trans­pa­rais­sait dans les co­lonnes de L'Hu- ma­ni­té, où Pa­trick Apel-Mul­ler pré­ve­nait que "la me­nace va du­rer" et que "la ré­duire et l'éli­mi­ner ne se joue­ra pas dans des ré­ac­tions de cir­cons­tance ou dans des pul­sions de ven­geance". "Les bar­bares à l'ori­gine de ces car­nages veulent im­por­ter sur notre sol une guerre qu'ils re­doutent de perdre au sein de leur pré­ten­du ca­li­fat", a ana­ly­sé Sté­phane Al­bouy dans Le Pa­ri­sien.

"De­main, il fau­dra bien que notre vieux conti­nent ré­ponde à ce dé­fi de la ter­reur", a fait va­loir Jean-Claude Sou­lé­ry dans La Dé­pêche du Mi­di. "Il ne pour­ra agir ni dans la di­vi­sion, ni dans le re­pli des na­tions, ni par des champs de bar­be­lés - mais par la co­opé­ra­tion po­li­cière et ju­di­ciaire, par notre ca­pa­ci­té ef­fec­tive à nous dé­fendre en­semble." "Ce ter­ro­risme aveugle est aus­si une op­por­tu­ni­té pour la construc­tion eu­ro­péenne. Une épreuve qui nous force à res­ter unis et so­li­daires face aux dan­gers", a conclu Jean-Mi­chel Ser­vant du Mi­di libre.

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