Le pape Fran­çois ap­pelle à s’en­ga­ger contre les souf­frances du monde

Watani Francophone - - الصفحة الأمامية - Mi­chael Vic­tor

Les Jour­nées mon­diales de la jeu­nesse se sont ache­vées di­manche 31 juillet à Cra­co­vie par une messe cé­lé­brée par le pape de­vant 2,5 mil­lions de per­sonnes.

De­puis son ac­cueil par les jeunes, jeu­di soir 28 juillet, Fran­çois n’a eu de cesse de les ap­pe­ler à s’en­ga­ger contre les souf­frances du monde.

Ci-des­sous les prin­ci­paux dis­cours et ho­mé­lies pro­non­cés par le pape lors son voyage en Po­logne.

Lors de la messe cé­lé­brée au sanc­tuaire de Czes­to­cho­wa, le jeu­di 28 juillet, le pape Fran­çois a dit que Dieu nous sauve donc en se fai­sant pe­tit, proche et concret. Avant tout, Dieu se fait pe­tit. Le Sei­gneur, «doux et humble de coeur» (Mt 11, 29), pré­fère les pe­tits, aux­quels est ré­vé­lé le Royaume de Dieu (Mt 11, 25); ils sont grands à ses yeux et il tourne son re­gard vers eux (cf. Is 66, 2). Il a une pré­di­lec­tion pour eux, parce qu’ils s’op­posent à l’ar­ro­gance de la vie, qui vient du monde (cf. 1Jn 2, 16). Les pe­tits parlent la même langue que lui: l’amour humble qui rend libre.

Dans son ho­mé­lie lors du che­min de croix à Blo­nia, ven­dre­di 29 juillet le pape a in­di­qué qu'il existe des in­ter­ro­ga­tions aux­quelles il n’y a pas de ré­ponses hu­maines. A cet égard il s'est ex­pri­mé en ces termes: «Où est Dieu? Où est Dieu, si dans le monde il y a le mal, s’il y a des hommes qui ont faim, qui ont soif, sans toit, des dé­pla­cés, des ré­fu­giés? Où est Dieu, lorsque des per­sonnes in­no­centes meurent à cause de la vio­lence, du ter­ro­risme, des guerres? Où est Dieu, lorsque des ma­la­dies im­pi­toyables rompent des liens de vie et d’af­fec­tion? Ou bien lorsque les en­fants sont ex­ploi­tés, hu­mi­liés, et qu’eux aus­si souffrent à cause de graves pa­tho­lo­gies? Où est Dieu, face à l’in­quié­tude de ceux qui doutent et de ceux qui sont af­fli­gés dans l’âme?

Il existe des in­ter­ro­ga­tions aux­quelles il n’y a pas de ré­ponses hu­maines. Nous ne pou­vons que re­gar­der Jé­sus, et l’in­ter­ro­ger. Et voi­ci la ré­ponse de Jé­sus: "Dieu est en eux", Jé­sus est en eux, il souffre en eux, pro­fon­dé­ment iden­ti­fié à cha­cun. Il est si uni à eux, presque au point de for­mer "un seul corps"».

Lors de la messe avec les prêtres et les re­li­gieux de Po­logne, sa­me­di 30 juillet au sanc­tuaire Jean-Paul II de Cra­co­vie, le pon­tife a si­gna­lé que Jé­sus n’aime pas les che­mins par­cou­rus à moi­tié.

«Le coeur de Jé­sus est conquis par l’ou­ver­ture sin­cère, par des coeurs qui savent re­con­naître et pleu­rer leurs propres fai­blesses, confiants que la mi­sé­ri­corde di­vine agi­ra jus­te­ment là. Que nous de­mande Jé­sus? Il dé­sire des coeurs vrai­ment consa­crés, qui vivent du par­don re­çu de Lui, pour le re­ver­ser avec com­pas­sion sur les frères. Jé­sus cherche des coeurs ou­verts et tendres en­vers les faibles, ja­mais durs_; des coeurs do­ciles et trans­pa­rents, qui ne dis­si­mulent pas de­vant ce­lui qui a la tâche dans l’Église d’orien­ter le che­min», a-t-il sou­li­gné.

Dans sa prière im­pré­vue pour la paix et la dé­fense contre la vio­lence et le ter­ro­risme cé­lé­brée sa­me­di 30 juillet en fin d’après-mi­di dans une église de Cra­co­vie, il a im­plo­ré que Dieu touche le coeur des ter­ro­ristes.

«Nous ve­nons vers toi, au­jourd’hui pour te de­man­der de gar­der en paix le monde et ses ha­bi­tants, de les gar­der loin des vagues dé­vas­ta­trices du ter­ro­risme, de res­tau­rer l’ami­tié et d’ins­til­ler dans les coeurs de tes créa­tures le don de la confiance et de la dis­po­si­tion au par­don. Touche les coeurs des ter­ro­ristes afin qu’ils puissent re­con­naître le mal de leurs ac­tions et puissent se tour­ner vers le che­min de la bon­té et de la paix, du res­pect de la vie et de la di­gni­té de chaque être hu­main, in­dé­pen­dam­ment de la re­li­gion, de l’ori­gine, de la ri­chesse ou de la pau­vre­té», a-t-il dit.

Dans son dis­cours pro­non­cé sa­me­di 30 juillet lors de la veillée au Cam­pus mi­se­ri­cor­diae, le pape a af­fir­mé que notre ré­ponse à ce monde en guerre a un nom_: la fra­ter­ni­té.

«À pré­sent, nous, nous ne met­trons pas à crier contre quel­qu’un, nous ne met­trons pas à nous que­rel­ler, nous ne vou­lons pas dé­truire. Nous, nous ne vou­lons pas vaincre la haine par da­van­tage de haine, vaincre la vio­lence par da­van­tage de vio­lence, vaincre la ter­reur par da­van­tage de ter­reur. Et notre ré­ponse à ce monde en guerre a un nom_: elle s’ap­pelle fra­ter­ni­té, elle s’ap­pelle lien fra­ter­nel, elle s’ap­pelle com­mu­nion, elle s’ap­pelle fa­mille. Nous cé­lé­brons le fait de ve­nir de di­verses cultures et nous nous unis­sons pour prier. Que notre meilleure pa­role, notre meilleur dis­cours soit de nous unir en prière», a-t-il no­té.

Lors de la messe cé­lé­brée di­manche 31 juillet au Cam­pus mi­se­ri­cor­diae, au der­nier jour des Jour­nées mon­diales de la Jeu­nesse de Cra­co­vie, le pape a dit aux jeunes qu'ils pour­ront vous ju­ger comme des rê­veurs. Ne vous dé­cou­ra­gez pas_!.

«En­fin, écou­tons les pa­roles de Jé­sus à Za­chée, qui semblent dites spé­cia­le­ment pour nous au­jourd’hui_: "Des­cends vi­te_: au­jourd’hui il faut que j’aille de­meu­rer dans ta mai­son" (v. 5). Jé­sus t’adresse la même in­vi­ta­tion_: "Au­jourd’hui, je dois de­meu­rer dans ta mai­son." Les JMJ, pour­rions-nous dire, com­mencent au­jourd’hui et conti­nuent de­main, à la mai­son, parce que c’est là que Jé­sus veut te ren­con­trer à par­tir de main­te­nant», a-t-il dit.

À la messe pré­si­dée par le pape Fran­çois au Cam­pus Mi­se­ri­cor­diae à Cra­co­vie

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