Le Mu­sée égyp­tien de Tah­rir rem­porte la sub­ven­tion de con­ser­va­tion

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Le Fonds sou­tient la pré­ser­va­tion des sites cultu­rels, des ob­jets cultu­rels et formes d'ex­pres­sion cultu­relle tra­di­tion­nelle dans plus de 100 pays en dé­ve­lop­pe­ment à tra­vers le monde. Ses pro­jets sou­te­nus com­prennent la res­tau­ra­tion de bâ­ti­ments an­ciens et his­to­riques, l'éva­lua­tion et la con­ser­va­tion des ma­nus­crits rares et des col­lec­tions de mu­sées, la pré­ser­va­tion et la pro­tec­tion des sites ar­chéo­lo­giques im­por­tants, et la do­cu­men­ta­tion tech­niques ar­ti­sa­nales tra­di­tion­nelles à risque de dis­pa­raître et les langues au­toch­tones.

Si­tué au coeur du Caire mo­derne, sur la place Tah­rir, qui si­gni­fie li­bé­ra­tion en arabe, le mu­sée du Caire a été construit sur les plans de l’ar­chi­tecte fran­çais Mar­cel Dour­gnon, et inau­gu­ré en 1902. Abri­tant les joyaux de l’his­toire de l’art de l’Égypte an­cienne, le mu­sée du Caire a été le pre­mier mu­sée na­tio­nal éta­bli au MoyenO­rient. Le pre­mier conser­va­teur du mu­sée fut l'égyp­to­logue Au­guste Ma­riette, en 1858.

Au­pa­ra­vant, en 1861, le Ser­vice des an­ti­qui­tés avait re­çu une par­celle au bord du Nil, à Bou­laq, pour ins­tal­ler une « ga­le­rie pro­vi­soire ». Au­guste Ma­riette amé­na­gea à cet usage d'an­ciens en­tre­pôts de la com­pa­gnie de tran­sit res­pon­sable du fer­ry d'Alexan­drie au Caire, mais ils ne sont ja­mais ou­verts au pu­blic. En 1863,Au­guste Ma­riette fit construire sur cette par­celle un bâ­ti­ment propre à abri­ter les col­lec­tions d'an­ti­qui­tés du Ser­vice; le «mu­sée d'an­ti­qui­tés égyp­tiennes de S. A. le vice-roi» ou­vrit cette an­née-là.

En 1880, son conte­nu fut trans­fé­ré à Gui­zeh dans une an­nexe du pa­lais d'Is­maïl Pa­cha, sou­ve­rain d'Égypte.

La sta­tue en bronze d'Au­guste Ma­riette et sa tombe do­minent le jar­din de l'ac­tuel mu­sée, à gauche de l'en­trée.

Avec en­vi­ron 160.000 ob­jets his­to­riques, dont no­tam­ment la pre­mière et la deuxième sé­rie de mo­mies dé­cou­vertes dans la tombe d’Amé­no­phis II, le mu­sée du Caire abrite la plus riche, la plus vaste et la plus com­plète col­lec­tion d’an­ti­qui­tés pha­rao­niques au monde.

Au pre­mier étage du mu­sée, se trouve une large ex­po­si­tion de sta­tues, tom­beaux, et chefs d’oeuvre tels que les sta­tues des pha­raons Djo­ser, Chéops, Khe­phren… Au se­cond étage, on peut dé­cou­vrir une col­lec­tion com­plète d’ob­jets trou­vés dans les tom­beaux de Yuya, He­ma­ka et Tuya ain­si que deux salles abri­tant cha­cune 11 mo­mies de la fa­mille royale.

Au cours du XXe siècle, le mu­sée a re­çu plus de cent mil­lions de vi­si­teurs, ve­nant des 4 coins du monde. Mal­gré la dé­sta­bi­li­sa­tion po­li­tique du pays, le mu­sée du Caire main­tient son fort taux de fré­quen­ta­tion.

Le mu­sée égyp­tien a connu une vaste ré­no­va­tion du pa­lais. Le dé­cor a été mé­ta­mor­pho­sé, et les sys­tèmes d'éclai­rage et de sé­cu­ri­té ont été mis à jour en co­opé­ra­tion avec l'Allemagne pour un coût de plus de 4,3 mil­lions de dol­lars. L'édi­fi­ca­tion d'un nou­veau Grand Mu­sée égyp­tien à Gui­zeh sus­cite une âpre né­go­cia­tion pour la ré­par­ti­tion des chefs-d'oeuvre ; dans l'ac­tuel mu­sée du Caire, il y a plus de la moi­tié de sa col­lec­tion dans le sto­ckage en sous-sol.

Le Mu­sée égyp­tien de Tah­rir a été cri­ti­qué pour être em­pi­lé avec des ob­jets, ce qui en fait une uni­té de sto­ckage lui-même plu­tôt qu'une ex­po­si­tion pour les an­ti­qui­tés. Par consé­quent, la ré­duc­tion du nombre de ses pièces ne va pas avoir un im­pact sur lui, mais pour­rait même l'amé­lio­rer.

Les deux col­lec­tions du roi Tou­tan­kha­mon et la reine He­te­pheres sont pré­vues d'être dé­pla­cées du Mu­sée égyp­tien de Tah­rir.

Le mi­nis­tère des An­ti­qui­tés a ter­mi­né le trans­fert de la col­lec­tion du roi Tou­tan­kha­mon pour l'en­tre­tien et la res­tau­ra­tion.

Il y a un nou­veau style dif­fé­rent pour ex­po­ser des ob­jets. Pour ce­la il fau­dra uti­li­ser des mé­thodes mo­dernes de pré­sen­ta­tion des tech­niques d'éclai­rage et les ap­pli­ca­tions pour té­lé­phones por­tables, ain­si que des sta­tions in­ter­ac­tives à l'in­té­rieur du mu­sée.

L'es­pace don­né à la col­lec­tion de Tou­tan­kha­mon de 5000 ob­jets est de 7000 m_. Les ob­jets se­ront éga­le­ment af­fi­chés sur de grandes sur­faces pour per­mettre aux groupes de tou­ristes de se dé­pla­cer fa­ci­le­ment dans tout le mu­sée. Le centre de res­tau­ra­tion du mu­sée fait par­tie de la deuxième phase du pro­jet. L'ob­jec­tif est la res­tau­ra­tion de 100.000 ob­jets qui se­ront mis sur l'af­fi­chage. Ce centre contient 14 la­bo­ra­toires, dont sept pour la res­tau­ra­tion et sept autres pour l'ana­lyse.

Il y a aus­si une sec­tion dé­diée aux mo­nu­ments lourds qui équi­pe­ra et res­tau­re­ra des ob­jets pe­sant plus d'une de­mie tonne et qui ne peuvent être trans­fé­rés à des la­bo­ra­toires in­ternes.

Les 80 ex­perts en poste dans les la­bo­ra­toires ont été sé­lec­tion­nés pour in­clure les di­plô­més ex­pé­ri­men­tés et ce afin de vé­ri­fier que le centre est bien équi­pé pour comp­ter sur l'ex­per­tise.

L'ins­ti­tu­tion ja­po­naise JAICA a contri­bué à la for­ma­tion des spé­cia­listes de la res­tau­ra­tion dans la sec­tion des mo­nu­ments lourds à tra­vers 10 cours or­ga­ni­sés au Ja­pon et 16 autres dans l'em­bal­lage pour le trans­fert.

Le Mu­sée égyp­tien de Tah­rir au Caire a rem­por­té une sub­ven­tion de 130.000 dol­lars. C'est le Fonds des am­bas­sa­deurs des États-Unis pour la pré­ser­va­tion cultu­relle qui lui a ac­cor­dé cette sub­ven­tion. Celle-ci qui a été rem­por­tée par le biais d'un concours in­ter­na­tio­nal, se­ra uti­li­sée pour la re­cherche et la res­tau­ra­tion de deux col­lec­tions de sar­co­phages: une col­lec­tion est ac­tuel­le­ment ex­po­sée au troi­sième étage du mu­sée; les deuxièmes sar­co­phages sont sto­ckés dans le sous-sol.

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