Hol­lande re­çu au Va­ti­can par le Pape trois se­maines après l'as­sas­si­nat du Père Ha­mel

Watani Francophone - - الصفحة الأمامية -

Le Pape Fran­çois a ac­cor­dé une au­dience pri­vée mer­cre­di der­nier au pré­sident Fran­çois Hol­lande trois se­maines après l'as­sas­si­nat du Père Ha­mel par deux ji­ha­distes dans son église de Nor­man­die. L'oc­ca­sion pour les deux hommes de res­ser­rer les liens com­muns.

Cette au­dience pri­vée a cons­ti­tué la se­conde vi­site de Fran­çois Hol­lande au Va­ti­can après celle du 24 jan­vier 2014. Cette vi­site s’ins­crit dans la vo­lon­té de mar­quer un "res­ser­re­ment des liens", où l'on a fait va­loir que sur les crises éco­lo­gique ou mi­gra­toire comme sur le ter­ro­risme, les po­si­tions se re­joignent.

Fran­çois Hol­lande vou­lait ex­pri­mer sa gra­ti­tude au Sou­ve­rain Pon­tife pour ses pa­roles au len­de­main du meurtre du Père Ha­mel, et en­voyer avec lui un mes­sage de fra­ter­ni­té.

Les deux Fran­çois ont sou­li­gné ce qui les unit, leurs "po­si­tions par­ta­gées sur les ob­jec­tifs de paix, de jus­tice et de dia­logue in­ter­re­li­gieux", et tour­ner ain­si la page des cris­pa­tions ob­ser­vées lors des pre­mières an­nées du quin­quen­nat du pré­sident fran­çais.

L'Église s'op­po­sait alors à la loi sur le ma­riage pour tous, vo­tée en 2013 par le Par­le­ment fran­çais.

Dès son ar­ri­vée dans la ca­pi­tale ita­lienne, le chef de l'État fran­çais a re­joint l'église Saint-Louis des Fran­çais, bâ­tie par les rois de France et tou­jours ad­mi­nis­trée par la France. Il y a été re­çu par son rec­teur, Mgr Fran­çois Bous­quet, et est al­lé se re­cueillir quelques ins­tants dans une cha­pelle dé­diée aux vic­times du ter­ro­risme, non loin des Ca­ra­vage qui font la cé­lé­bri­té de cette église ba­roque.

Ac­com­pa­gné tout au long de cette vi­site à Rome par le mi­nistre de l'In- té­rieur, Ber­nard Ca­ze­neuve, Fran­çois Hol­lande a re­joint dans la fou­lée le Va­ti­can, où il a re­trou­vé le Pape en tête-à-tête à 17h. En­suite, le pré­sident fran­çais, re­joint par sa dé­lé­ga­tion, a eu un en­tre­tien "élar­gi" avec le car­di­nal Pie­tro Pa­ro­lin, nu­mé­ro deux du Saint-Siège. Puis il a re­ga­gné Pa­ris.

Ce dé­pla­ce­ment a été an­non­cé lun­di 15 août alors que les ca­tho­liques cé­lé­braient l'As­somp­tion, no­tam­ment à Lourdes, pla­cée sous très haute sé­cu­ri­té en rai­son de la me­nace ter­ro­riste.

Le 26 juillet, quelques heures après l'at­ten­tat qui a coû­té la vie au père Jacques Ha­mel, Fran­çois Hol­lande avait ap­pe­lé au té­lé­phone le Pape Fran­çois pour lui pro­mettre que "tout se­rait fait" pour pro­té­ger les églises et sou­li­gner que "lors­qu'un prêtre est at­ta­qué, c'est toute la France qui est meur­trie".

S'adres­sant au pré­sident fran­çais, le Pape avait pour sa part usé du terme de "frère". Les deux di­ri­geants s'étaient éga­le­ment en­tre­te­nus de la si­tua­tion des chré­tiens d'Orient, qui a fi­gu­ré aus­si au me­nu de leur en­tre­tien mer­cre­di.

Le len­de­main de l'at­ten­tat, le pré­sident fran­çais s'était ren­du à Notre-Dame de Pa­ris pour as­sis­ter à une messe so­len­nelle en hom­mage au père Ha­mel. De son cô­té, le Pape Fran­çois avait mul­ti­plié aus­si les mes­sages de sou­tien à la France, dé­jà frap­pée par l'at­ten­tat de Nice le 14 juillet.

A près de huit mois de la pré­si­den­tielle, l'élec­to­rat ca­tho­lique ap­pa­raît de plus en plus cour­ti­sé. Ni­co­las Sar­ko­zy et Alain Jup­pé, pro­bables ad­ver­saires de la pri­maire de la droite, ont ain­si été vus à la messe, res­pec­ti­ve­ment au La­van­dou et à Lourdes, le 15 août.

Fran­çois Hol­lande et le Pape Fran­çois au Va­ti­can

Newspapers in French

Newspapers from Egypt

© PressReader. All rights reserved.