Ha­bib Guir­guis, cournne de I'Eglise copte or­th­doxe

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Ha­bib Guir­guis est né au Caire en 1876. Alors qu'il était en­core en­fant, son père mou­rut en 1882. Sa mère lui don­na une édu­ca­tion re­li­gieuse. Il a re­joint l'école se­con­daire Copte dans le dis­trict de Clot Bey au Caire. Il fut le pre­mier étu­diant choi­si pour s'ins­crire au sé­mi­naire lors­qu'il fut ré­ta­bli en 1893. Il y fut nom­mé pro­fes­seur de re­li­gion alors qu'il était étu­diant en der­nière an­née. Il était le plus haut gra­dué de la pre­mière pro­mo­tion de 1898 du sé­mi­naire.

Il de­vint le pre­mier pro­fes­seur de théo­lo­gie et d'ho­mi­lé­tique au sé­mi­naire. Il ex­cel­lait dans la pré­di­ca­tion et l'en­sei­gne­ment.

Il ne trou­va per­sonne pour lui en­sei­gner, alors il se consa­cra à la bi­blio­thèque du sé­mi­naire, li­sant, étu­diant, cher­chant, ré­su­mant, créant et pro­fes­sion­nel­le­ment gran­dis­sant ... Il re­çut éga­le­ment le men­to­rat du Hé­gou­mène Phi­lo­theos Ibra­him qui était alors un très vieil homme écra­sé par la maladie.

À l'époque, le sé­mi­naire n'avait au­cune spé­cia­li­sa­tion dans l'en­sei­gne­ment des su­jets re­li­gieux. Ain- si, il a en­sei­gné tous les su­jets jus­qu'à ce que Simon Si­lides, Ra­gheb Atiya (Hé­gou­mène Ibra­him Atiya) et d'autres pion­niers de cette gé­né­ra­tion soient ve­nus.

Il était contem­po­rain de quatre pa­triarches: les Papes Ky­rillos V, Yo­hannes IXX, Ma­ka­rius III et Yous­sab II. Il était très ap­pré­cié par tous, ain­si que par tous les mé­tro­po­li­tains, pon­tifes de l'église, dont beau­coup étaient ses dis­ciples.

C'est lui qui a éta­bli le sé­mi­naire et c'est lui qui a ache­té sa terre à Mah­ma­cha et s’y est construit un bâ­ti­ment très ma­gni­fique par rap­port aux normes de l'époque. C'est lui qui a créé l'École des Can­tors rat­ta­chée au sé­mi­naire. Il a éga­le­ment construit une église pour le sé­mi­naire, qui est main­te­nant l'église Sainte Ma­rie à Mah­ma­cha.

Il a été nom­mé di­rec­teur du sé­mi­naire en 1918 par une lettre du Pape Ky­rillos V le 14 sep­tembre. Il conti­nua à ce titre 33 ans jus­qu'à son dé­part à la veille de la fête de Sainte Ma­rie, le 21 août 1951. Il avait 75 ans.

Ses ac­ti­vi­tés édu­ca­tives ne se li­mi­taient pas au sé­mi­naire. Il a en- sei­gné dans tous les lieux et est de­ve­nu le sym­bole de l'édu­ca­tion dans sa gé­né­ra­tion et un men­tor pour tous les en­sei­gnants. Il a prê­ché dans les églises et les so­cié­tés de bien­fai­sance. La so­cié­té d'al-Na­cha'a [édu­ca­tion] à Ha­ret al-Sak­kayine était l'une des so­cié­tés cé­lèbres dans la­quelle il prê­chait.

Il a éga­le­ment prê­ché dans la so­cié­té copte al-Iman [Foi]. Il était le fon­da­teur de cette so­cié­té. Il a éga­le­ment été le fon­da­teur de la So­cié­té al-Ma­ha­ba [Amour] pour l'édu­ca­tion des en­fants. Il était un membre ac­tif de la So­cié­té Copte d'Al-Khaï­reya [Bé­né­vole] et a joué un rôle dans l'éta­blis­se­ment de la So­cié­té des Amis de la Sainte Bible.

En 1938, le sé­mi­naire fê­tait ses qua­rante ans de­puis la fin de son pre­mier cours. Le fes­ti­val a été sui­vi par un grand nombre de mé­tro­po­lites. Les autres ont en­voyé des lettres ou des té­lé­grammes d'ap­pré­cia­tion au pro­fes­seur Ha­bib Guir­guis. À cette oc­ca­sion, il a pu­blié son livre «Le Sé­mi­naire entre le Pas­sé et le Pré­sent». Il y dé­crit l'éta­blis­se­ment du sé­mi­naire et ses bâ­ti­ments, les dor- toirs et l'aug­men­ta­tion du nombre d'en­sei­gnants dans de nom­breuses dis­ci­plines. Outre les nom­breux cours de re­li­gion, il a in­tro­duit des cours de lo­gique, de phi­lo­so­phie, de psy­cho­lo­gie, d'hé­breu et de grec. Il a éga­le­ment mis l'ac­cent sur l'étude de l'arabe, l'an­glais, le copte, l'his­toire et les hymnes de l'église, qui ont été en­sei­gnées par al-Mou'al­lem Mi­khaïl, le chantre en chef de l'église. Le pro­fes­seur Ha­bib Guir­guis a créé les écoles du di­manche en 1900 et conçu son pro­gramme. Ces écoles ont été of­fi­cia­li­sées en 1918. Les écoles du sé­mi­naire et du di­manche de­vinrent une en­ti­té édu­ca­tive sous sa di­rec­tion. Il de­vint l'ad­joint du Pape, qui était le chef su­prême des écoles du di­manche et de leur co­mi­té gé­né­ral. Il a im­pri­mé pour ce­la des cartes à dis­tri­buer élé­gantes avec une image co­lo­rée d'un cô­té et la le­çon de la se­maine de l'autre. En 1946, Ha­bib Guir­guis éta­blit le sé­mi­naire du soir pour les di­plô­més uni­ver­si­taires. De nom­breux di­ri­geants des écoles du di­manche des églises du Caire et de Gui­zeh se sont ins­crits. Un autre far­deau d’Ha­bib Guir- guis était d'écrire le pro­gramme de re­li­gion et les livres pour les écoles. En 1909, il a écrit son livre, «Ré­su­mé des Fon­da­tions de la Foi», en trois vo­lumes pour les écoles élé­men­taires. Il a été bien ac­cueilli par les en­sei­gnants et les étu­diants. En 1937, il a écrit huit nou­veaux livres dans une sé­rie, «Les prin­cipes chré­tiens or­tho­doxes», pour s’adap­ter aux écoles pri­maires et se­con­daires. Plus tard, il a écrit trois livres dans une autre sé­rie, «Pré­cieux Tré­sors de l’His­toire Sainte». Ceux-ci sont de­ve­nus les ma­nuels of­fi­ciels dans les écoles gou­ver­ne­men­tales et coptes. Il a éga­le­ment com­mu­ni­qué avec les au­to­ri­tés du mi­nis­tère de l'Édu­ca­tion pour at­ti­rer l'at­ten­tion sur l'édu­ca­tion re­li­gieuse. Ha­bib Guir­guis a éga­le­ment prê­té at­ten­tion au jour­na­lisme. Il a pu­blié son cé­lèbre ma­ga­zine, alKar­ma, en 17 vo­lumes.

Ha­bib Guir­guis était aus­si un poète: il a em­ployé ce don pour écrire des hymnes re­li­gieux et des chan­sons. Il a pu­blié plu­sieurs livres. En théo­lo­gie com­pa­rée, «Le ro­cher or­tho­doxe»; et dans l'his­toire de l'église, «Saint Marc l'évan­gé­liste»; et «La vie de saint Pau- la et de saint An­toine»; et dans la spi­ri­tua­li­té, «Le Mys­tère de la Droi­ture», «Vues Spi­ri­tuelles de la Vie Ch­ré­tienne», «Ré­con­fort aux Fi­dèles», et «L'Es­prit des Sup­pli­ca­tions». Il a éga­le­ment écrit sur ses es­poirs de ré­forme son livre, «Moyens Pra­tiques pour la ré­forme Copte». Ha­bib Guir­guis a re­çu une grande re­nom­mée: Les gens ai­maient beau­coup Ha­bib en rai­son de son sou­ci de l'édu­ca­tion dans tous les do­maines, et à cause de sa per­son­na­li­té spi­ri­tuelle.

On se sou­vien­dra d'Ha­bib Guir­guis comme le pion­nier de l'édu­ca­tion re­li­gieuse dans notre pays dans l'his­toire mo­derne. Il n'était pas seule­ment un en­sei­gnant, mais une école. Sur­tout, il était un sym­bole pour le tra­vail po­si­tif dans l'église, un sym­bole pour l'amour de l'édu­ca­tion, un sym­bole de dou­ceur, de zèle et de nom­breuses ver­tus. Notre com­mé­mo­ra­tion d’Ha­bib Guir­guis est une ex­pres­sion de loyau­té et d'en­ga­ge­ment. Nous n'ou­blie­rons pas les bonnes ac­tions d’Ha­bib Guir­guis pour nous et pen­dant toute cette époque. Ha­bib Guir­guis a éta­bli une base so­lide, et beau­coup ont construit sur elle.

SS le Pape Ta­wa­dros II, Pape d’Alexan­drie et pa­triarche de la Pré­di­ca­tion de Saint Marc, donne au­jourd’hui le coup d’en­voi des fes­ti­vi­tés mar­quant le centenaire de la fon­da­tion des écoles du di­manche par le Saint Ar­chi­diacre Ha­bib Guir­guis. Tout au...

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