AVEC LA RE­CON­NAIS­SANCE FA­CIALE, FA­CE­BOOK VA TROP LOIN

01net - - LA QUIN­ZAINE -

Ob­te­nez les pho­tos que vous n’avez pas prises.” Voi­là ce que pro­met Fa­ce­book avec son ap­pli­ca­tion Mo­ments. Lan­cée le 15 juin der­nier aux États-Unis, celle-ci fa­ci­lite l’échange d’images entre les membres du ré­seau so­cial ayant par­ti­ci­pé au même évé­ne­ment. Elle iden­ti­fie au­to­ma­ti­que­ment les per­sonnes pré­sentes sur les cli­chés et pro­pose à l’uti­li­sa­teur de les par­ta­ger avec elles.

Mais pour ce faire, Fa­ce­book fait ap­pel à une tech­no­lo­gie que les au­to­ri­tés eu­ro­péennes voient d’un mau­vais oeil : la re­con­nais­sance fa­ciale. Elles exigent que la firme de Mark Zu­cker­berg re­cueille au préa­lable le consen­te­ment des uti­li­sa­teurs. Tant que Fa­ce­book se­ra dans l’in­ca­pa­ci­té de pro­po­ser un tel dis­po­si­tif, Mo­ments ne pour­ra pas dé­bou­ler en Eu­rope. En 2012, pour les mêmes rai­sons, le ré­seau so­cial avait dé­jà dû re­non­cer à sa fonc­tion de dé­tec­tion au­to­ma­tique des vi­sages. Mais il l’uti­lise tou­jours outre-At­lan­tique et conti­nue à la per­fec­tion­ner. Deep­face est ca­pable d’iden­ti­fier un vi­sage avec un taux de réus­site de 97,25 %, soit presque aus­si bien qu’un être hu­main ! Et le nou­vel al­go­rithme mis au point par son la­bo d’in­tel­li­gence ar­ti­fi­cielle sait dé­sor­mais re­con­naître une per­sonne dont le vi­sage est ca­ché ou qui tourne le dos à l’ob­jec­tif en se ba­sant sur sa coif­fure, ses ha­bits ou sa sil­houette. Les Eu­ro­péens ne sont pas seuls à s’en in­quié­ter. Dans l’état de l’Il­li­nois, aux États-Unis, Fa­ce­book fait l’ob­jet d’un pro­cès en ac­tion col­lec­tive pour vio­la­tion de la loi sur les don­nées bio­mé­triques.

Les ré­gu­la­teurs eu­ro­péens ne voient pas d’un bon oeil la tech­no­lo­gie uti­li­sée par l’ap­pli Mo­ments.

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