Bor­deaux prêt à tour­ner (et vite) la page Mal­com

Le Bré­si­lien ir­rite de plus en plus les sup­por­ters par son com­por­te­ment

20 Minutes (Bordeaux) - - La Une - Clé­ment Car­pen­tier

Il res­tait deux pe­tites mi­nutes à jouer entre Bor­deaux et Lille, sa­me­di, quand Gus­ta­vo Poyet a dé­ci­dé de rem­pla­cer Mal­com. Le Bré­si­lien ve­nait de réa­li­ser un match cor­rect et son équipe s’ap­prê­tait à mettre fin à une sé­rie de six matchs sans vic­toire. Pour­tant, ce ne sont pas des ap­plau­dis­se­ments qui sont des­cen­dus des tri­bunes, mais des sif­flets. Une sur­prise ? Pas vrai­ment !

Comme lors de cette ren­contre, ce­la fait plu­sieurs matchs à do­mi­cile que l’at­ta­quant est pris en grippe. Cer­tains sup­por­ters lui re­prochent de trop jouer pour sa pomme. Les mêmes qui le por­taient en triomphe en dé­but de sai­son. Mais ça, c’était donc avant. Avant, une longue sé­rie d’épi­sodes qui voient au­jourd’hui l’his­toire d’amour entre les Gi­ron­dins et Mal­com tour­ner au vi­naigre.

Au choix, il y a eu son sel­fie avec Ney­mar après la dé­faite à Pa­ris, ses vi­déos pos­tées sur les ré­seaux so­ciaux avec un grand sou­rire en pleine crise spor­tive, ses agents qui font tout pour faire croire à son dé­part du club cet hi­ver, ses dé­cla­ra­tions d’amour à la Pre­mier League puis au Bayern et en­fin ses per­for­mances spor­tives pas au ni­veau en 2018. Tous ces in­gré­dients mis bout à bout en­traînent la re­cette du ma­laise.

Si l’at­ta­quant ne pose pas de pro­blème dans le ves­tiaire, se­lon ses co­équi­piers, est-il dif­fi­cile à gé­rer ? « Non, non », ré­pond Gus­ta­vo Poyet. L’en­traî­neur uru­guayen pré­fère rap­pe­ler qu’il a avant tout « be­soin » de son meilleur joueur cette sai­son (9 buts et 7 passes dé­ci­sives), même s’il ne nie pas la baisse de ré­gime : « Je parle avec lui. J’es­saie de le convaincre de don­ner plus. J’es­saie de par­ler avec ses co­pains. Mon tra­vail, c’est qu’il soit dans les meilleures condi­tions pour qu’il nous aide à ga­gner les matchs. »

Pour l’ins­tant, Mal­com ne ré­pond pas à ces sif­flets. Sa­me­di, il a même ap­plau­di les sup­por­ters lors de sa sor­tie. Et ce n’était pas iro­nique. Son co­équi­pier Maxime Pound­jé de­mande de l’in­dul­gence : « C’est un très bon foot­bal­leur. Après, il ne peut pas tout faire tout seul. Ce n’est pas un sur­homme. On peut com­prendre que, par­fois, il y a une baisse de ré­gime, mais il faut l’en­cou­ra­ger ! » L’en­cou­ra­ger et sur­tout le pro­té­ger, en at­ten­dant la fin de sai­son. Après, il se­ra sû­re­ment l’heure pour Mal­com de faire ses ba­gages pour re­joindre un club plus hup­pé. Les Gi­ron­dins, eux, es­pèrent réa­li­ser le plus gros trans­fert de leur his­toire (45 mil­lions d’eu­ros) à cette oc­ca­sion. Et là, les sup­por­ters bor­de­lais re­mer­cie­ront, peut-être de nou­veau, le Bré­si­lien d’avoir, cette fois-ci, rem­pli les caisses du club pour quelques an­nées.

« Il ne peut pas tout faire tout seul. Ce n’est pas un sur­homme. »

Maxime Pound­jé

Il reste le meilleur joueur bor­de­lais cette sai­son (9 buts et 7 passes dé­ci­sives).

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