L’OL re­vient sur une île mau­dite

Lyon en­tame son aven­ture eu­ro­péenne ce jeudi (19h) contre l’Apol­lon Li­mas­sol

20 Minutes (Lyon) - - SPORTS LYON - Jé­ré­my Lau­gier

«Feel the ter­ror of Ni­co­sia. » C’est cette ac­cueillante ban­de­role que l’OL avait dé­cou­verte en en­trant au GSP Sta­dium de Ni­co­sie, lors de son unique pré­cé­dent eu­ro­péen à Chypre en 2012. Avec à la clé une trau­ma­ti­sante éli­mi­na­tion aux tirs au but en 8es de fi­nale de Ligue des champions, contre l’Apoel Ni­co­sie. Au­tant dire que la pers­pec­tive d’en­ta­mer cette cam­pagne de Ligue Eu­ro­pa face à l’Apol­lon Li­mas­sol, ce jeudi (19 h) dans ce même GSP Sta­dium, n’est pas vrai­ment per­çu comme un signe po­si­tif par les sup­por­ters lyon­nais. Chypre est même qua­si­ment une île mau­dite pour le football fran­çais si on ajoute à cette dés­illu­sion un nul (1-1) des Bleus en 1988 fa­tal à Hen­ri Mi­chel, puis l’éli­mi­na­tion vingt­cinq ans plus tard de Nice dès les bar­rages de Ligue Eu­ro­pa contre l’Apol­lon Li­mas­sol. Si cette for­ma­tion mé­con­nue comp­tant 11 na­tio­na­li­tés ne pré­sente rien de redoutable sur le pa­pier, elle reste sur cinq suc­cès et deux nuls sur son île en Coupe d’Eu­rope. Avec un atout de choc. « Il y avait une am­biance de ma­lade là-bas, se sou­vient Eric Bau­théac, qui avait vé­cu l’éli­mi­na­tion ni­çoise en 2013. On sent l’in­fluence grecque avec de longs et beaux chants. En fait, c’était as­sez kif­fant à vivre, même pour nous. »

« Ça vibre vrai­ment »

Res­té sur le banc lors du bar­rage al­ler per­du (2-0), Fa­brice Abriel a lui a aus­si été mar­qué par l’am­biance mise par les 22 000 sup­por­ters de l’Apol­lon Li­mas­sol. « C’était as­sez élec­trique avec ce pu­blic très im­pli­qué. Ce qui est dan­ge­reux à Chypre, c’est que tout le monde pousse de plus en plus fort en sen­tant qu’un ex­ploit est jouable. Il y a une com­mu­nion entre joueurs et sup­por­ters et à la moindre frappe ou même pour un cor­ner, ça vibre vrai­ment », confie l’an­cien mi­lieu de ter­rain for­mé au PSG. Ce­lui-ci ne se montre pas très inquiet pour au­tant avant ce nou­veau voyage de l’OL à Ni­co­sie : « S’ils dorment un peu ou qu’ils prennent Li­mas­sol à la lé­gère, ils vont se faire tam­pon­ner. Mais ils sont ca­pables de vite éteindre l’am­biance comme Pa­ris à Glas­gow. »

Eder­son et les Lyon­nais avaient som­bré en mars 2012 à Ni­co­sie.

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