«L’Amour flou»

20 Minutes (Lyon) - - CINÉMA - C.V.

Si tous les couples sé­pa­rés s’en­ten­daient aus­si bien que Ro­mane Boh­rin­ger et Phi­lippe Reb­bot, la vie de leurs en­fants se­rait plus simple. Le duo ra­conte son union dans la dés­union dans le ré­jouis­sant L’Amour flou, que les deux ar­tistes ont écrit, joué et mis en scène eux-mêmes.

« C’est à la fois nous et pas nous », ex­plique Ro­mane Boh­rin­ger tan­dis que son com­plice l’ap­prouve d’un vi­gou­reux mou­ve­ment de tête. Comme les hé­ros de leur film, ils vivent dans un « sé­par­te­ment », lo­ge­ment sé­pa­ré en deux, une solution ap­pré­ciée par leurs bam­bins. « La bien­veillance était notre ligne di­rec­trice », pré­cise Phi­lippe Reb­bot qui ne nie pas un brin d’exa­gé­ra­tion pour cer­taines si­tua­tions. Bien des pa­rents s’amu­se­ront d’un per­son­nage d’ins­ti­tu­teur se mê­lant de l’édu­ca­tion de leur fils et de sa coif­fure. « Comme bien des se­conds rôles, c’est un com­po­site de di­verses per­sonnes », ex­plique Phi­lippe Reb­bot. «Nous in­vi­tons le spec­ta­teur à par­ta­ger un peu de dou­ceur », in­siste Ro­mane Boh­rin­ger. Ra­re­ment l’ex­pres­sion «feel good mo­vie» n’au­ra été aus­si jus­ti­fiée que pour cette fan­tai­sie so­laire. L’Amour flou est un film qui fait du bien.

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