Une ap­pli va éva­luer la qua­li­té de notre en­vi­ron­ne­ment

Le concept dé­ve­lop­pé à Lyon per­met de me­su­rer les risques en­vi­ron­ne­men­taux

20 Minutes (Lyon) - - LA UNE - Eli­sa Fri­sul­lo

Me­su­rer en quelques se­condes le ni­veau so­nore près de chez soi, la qua­li­té de l’eau ou la quan­ti­té de pes­ti­cides qui nous en­toure. Un an après sa créa­tion à Lyon, la start-up Meer­sens s’ap­prête à lan­cer, cou­rant no­vembre sur iOS et dé­but dé­cembre sur An­droid, une ap­pli­ca­tion gra­tuite per­met­tant de tes­ter son en­vi­ron­ne­ment im­mé­diat. « C’est le Waze de la san­té », ré­sume Ju­lie Fes­sy, char­gée du mar­ke­ting au sein de la so­cié­té pré­sente cette se­maine au Web Sum­mit de Lis­bonne (grand sa­lon Tech d’Eu­rope).

« L’ap­pli­ca­tion mC­heck per­met, grâce à l’open da­ta, de tes­ter, d’iden­ti­fier et de mieux ap­pré­hen­der les risques en­vi­ron­ne­men­taux pou­vant avoir un im­pact sur notre san­té », ajoute-t-elle. L’usa­ger bé­né­fi­cie­ra ain­si de mul­tiples don­nées pour éva­luer la qua­li­té de l’air, les UV, les ondes. Mieux, en scan­nant un pro­duit (ali­men­taire, hy­giène, mé­na­ger…), cha­cun pour­ra vé­ri­fier sa qua­li­té sa­ni­taire. « Ce­la per­met par exemple d’avoir des don­nées sur les al­ler­gènes éven­tuels pré­sents, comme le glu­ten ou le sul­fite, et de sa­voir si la mar­chan­dise scan­née a fait l’ob­jet d’un rap­pel de pro­duit », ajoute Ju­lie Fes­sy. Par­ti­ci­pa­tive, l’ap­pli in­vite éga­le­ment cha­cun à jouer le rôle de lan­ceur d’alerte. « Si la rue dans la­quelle vous vous trou­vez vous semble bruyante, vous pour­rez aler­ter les autres usa­gers », illustre la jeune femme. En jan­vier, l’en­tre­prise fon­dée par Mo­rane Rey-Huet et Louis Sto­ckreis­ser fran­chi­ra un nou­veau cap en com­mer­cia­li­sant un boî­tier connec­té des­ti­né aux par­ti­cu­liers. Ima­gi­née en com­plé­ment de l’ap­pli mo­bile, cette in­no­va­tion, bap­ti­sée mBox, se­ra com­po­sée de trois cartouches in­ter­chan­geables. Cha­cun de ces bio­cap­teurs per­met­tra de tes­ter un risque en par­ti­cu­lier. « Au lan­ce­ment de la box, trois bio­cap­teurs se­ront dis­po­nibles et don­ne­ront la me­sure exacte de la qua­li­té de l’air, du bruit et des ondes nous en­tou­rant », ajoute Ju­lie Fes­sy.

Très vite, d’autres cap­teurs de­vraient com­plé­ter la gamme pour éva­luer l’eau dans les lo­ge­ments, les pes­ti­cides ou en­core les per­tur­ba­teurs en­do­cri­niens. Après l’ana­lyse, des so­lu­tions se­ront pro­po­sées aux usa­gers pour li­mi­ter les risques au quo­ti­dien. Pour s’of­frir ce boî­tier connec­té, il fau­dra dé­bour­ser une cen­taine d’eu­ros. Chaque bio­cap­teur se­ra ven­du entre 1 et 30 € se­lon le risque me­su­ré.

L’ap­pli­ca­tion mo­bile, gra­tuite, se­ra dis­po­nible pro­chai­ne­ment.

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