Les maîtres-na­geurs pour­raient jouer les pro­lon­ga­tions

Le dis­po­si­tif de sé­cu­ri­té du lit­to­ral a pris fin dé­but sep­tembre

20 Minutes (Marseille) - - Grand Marseille - Adrien Max

Sept cent cin­quante in­ter­ven­tions entre le 2 juin et le 2 sep­tembre. C’est le bi­lan du dis­po­si­tif sé­cu­ri­té et pré­ven­tion du lit­to­ral à Mar­seille pour cette sai­son 2017, que le pré­fet de po­lice des Bou­ches­du-Rhône, Oli­vier de Ma­zières, a conclu lun­di. Ac­com­pa­gné no­tam­ment de Ca­ro­line Poz­men­tier, ad­jointe à la sé­cu­ri­té, il a te­nu à fé­li­ci­ter tous les ser­vices mo­bi­li­sés : di­rec­tion dé­par­te­men­tale de la sé­cu­ri­té pu­blique, CRS et ser­vice de la ville de Mar­seille, qui ont as­su­ré la sé­cu­ri­té d’en­vi­ron 2 mil­lions et de­mi de per­sonnes sur les plages mar­seillaises.

As­pect so­cial

« Ce dis­po­si­tif est une réus­site dans la ma­nière de me­ner une po­li­tique de sé­cu­ri­té. Cette co­pro­duc­tion doit ser­vir d’exemple », a dé­cla­ré Oli­vier de Ma­zières. Un sys­tème sé­cu­ri­taire pré­ven­tif, mais éga­le­ment so­cial. « Il s’adresse aus­si aux Mar­seillais qui n’ont pas l’oc­ca­sion de par­tir en va­cances. Ce dis­po­si­tif par­ti­cipe ain­si à la co­hé­sion so­ciale », a conclu le pré­fet de po­lice. C’est jus­te­ment pour l’as­pect so­cial que Be­noît Payan, chef de l’op­po­si­tion so­cia­liste, sou­hai­te­rait une pro­lon­ga­tion : « La ré­ap­pro­pria­tion de l’es­pace pu­blic est es­sen­tielle à Mar­seille. Il faut fa­vo­ri­ser l’ac­cès à la mer et au lit­to­ral. » Il connaît le coût d’un tel fonc­tion­ne­ment : une sur­veillance de la bai­gnade au moins les mer­cre­dis et les week-ends de sep­tembre suf­fi­rait. Ca­ro­line Poz­men­tier consi­dère que le main­tien du dis­po­si­tif n’a plus lieu d’être, la fré­quen­ta­tion est beau­coup moins im­por­tante : « Le lit­to­ral fait par­tie de l’es­pace pu­blic, la sé­cu­ri­té est donc as­su­rée tout au long de l’an­née. » Be­noît Payan ne com­prend pas cette lo­gique. « Au­jourd’hui [lun­di], il n’y a peut-être per­sonne à la plage, mais sa­me­di pro­chain ça peut très bien être bon­dé s’il fait beau. Et il n’y au­ra per­sonne pour sur­veiller », re­grette-t-il, avant de rap­pe­ler que les Mar­seillais payent les im­pôts, pas les tou­ristes.

Pas moins de 750 in­ter­ven­tions.

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