« Le pu­blic me voyait ga­gnant »

Fa­vo­ri du pu­blic, le can­di­dat a dû aban­don­ner dans l’émis­sion « Le Meilleur Pâ­tis­sier »

20 Minutes (Marseille) - - Grand Marseille - Pro­pos re­cueillis par Adrien Max

Syl­vain, can­di­dat de l’émis­sion « Le Meilleur Pâ­tis­sier » sur M6, a été contraint d’aban­don­ner pour des rai­sons de san­té. Si un ma­laise car­diaque avait été évo­qué par plu­sieurs mé­dias, le can­di­dat ori­gi­naire des Bouches-du-Rhône a en réa­li­té été pris d’une crise d’an­goisse. Syl­vain confie à 20 Mi­nutes comment il a vé­cu cet aban­don et évoque ses pro­jets fu­turs.

Qu’est ce qui a pré­ci­pi­té votre aban­don ?

J’avais une forte dou­leur à la poi­trine, j’ai pen­sé à un pro­blème car­diaque. Un mé­de­cin m’a aus­cul­té pour ne rien écar­ter, j’ai su­bi une sé­rie d’exa­mens et ils ont com­pris que c’était lié à la fa­tigue et à la pres­sion. J’ai fait une crise d’an­goisse, j’avais dé­jà eu ce genre de crise. Le choix d’aban­don­ner a été as­sez dur, mais j’ai dû faire le choix de ma san­té au dé­tri­ment de la té­lé.

Comment le pu­blic a-t-il ré­agi à votre aban­don ?

Les gens ont beau­coup de tris­tesse. Tout le monde me voyait fi­na­liste et même ga­gnant, alors ils ne com­prennent pas. Beau­coup me de­mandent des nou­velles pour sa­voir comment je vais. J’ai re­çu aus­si beau­coup de mes­sages de fé­li­ci­ta­tions. Je suis très heu­reux de tout ça, je ne m’y at­ten­dais pas. Quand on tourne l’émis­sion, on ne sait pas comment ça va être per­çu.

Comment ex­pli­quez-vous un tel en­goue­ment ?

Je ne m’étais pas du tout pré­pa­ré à ça. Dès la pre­mière émis­sion, j’ai re­çu des mes­sages de fé­li­ci­ta­tion et ils se sont ac­cen­tués au fil des épi­sodes. J’ai pris du plai­sir et j’en ai don­né, je pense que ça a joué. J’ai fait rire et pleu­rer avec ma pâ­tis­se­rie pleine de sin­cé­ri­té et grâce à ça, j’ai tou­ché un large pu­blic.

Quels sont vos pro­jets dé­sor­mais ?

Sin­cè­re­ment, je n’ai plus en­vie de tra­vailler dans le fu­né­raire [Syl­vain est conseiller fu­né­raire], j’ai en­vie de cou­leur, de belles odeurs, de belles choses. Le maire de Pey­rolles-enP­ro­vence [sa com­mune] a tou­jours été der­rière moi, et j’es­père avoir l’op­por­tu­ni­té d’ou­vrir un la­bo­ra­toire où je pour­rais réa­li­ser mes créa­tions. J’ai­me­rais aus­si y faire des ate­liers de pâ­tis­se­rie avec des en­fants, pour leur don­ner en­vie de pâ­tis­ser. Les meilleurs sou­ve­nirs de pâ­tis­se­rie sont nos sou­ve­nirs d’en­fants.

Ac­cep­te­riez-vous de par­ti­ci­per à nou­veau à l’émis­sion ?

Je suis ou­vert, j’at­tends de voir.

Syl­vain es­père ou­vrir un la­bo­ra­toire pour y confec­tion­ner des pâ­tis­se­ries.

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