Une « bro­mance » Ma­cron-De Villiers

20 Minutes (Marseille) - - Actualité - Laure Co­met­ti

Phi­lippe de Villiers par­ti­ci­pe­ra ce mer­cre­di à une ren­contre entre Em­ma­nuel Ma­cron et des chefs d’en­tre­prise ven­déens. Ce se­ra la troi­sième ren­contre of­fi­cielle entre le sou­ve­rai­niste et créa­teur du Puy du Fou et le fon­da­teur d’En marche !. Ces deux hommes, qui di­vergent sur bien des su­jets po­li­tiques, ne ta­rissent pas d’éloges l’un sur l’autre. Mais d’où vient cette éton­nante « bro­mance »? « Ils par­tagent le goût de la trans­gres­sion et un sens de l’hu­mour qui va de Sten­dhal à Au­diard, c’est très fran­çais», as­sure Bru­no Ro­ger-Pe­tit, porte-pa­role de la pré­si­dence. Ex­con­seiller po­li­tique du Ven­déen, PaulMa­rie Coû­teaux confirme : « C’est l’un des hommes po­li­tiques les plus drôles que j’aie connus, avec Pas­qua. Une fois, nous dé­jeu­nions entre eu­ro­dé­pu­tés sur le par­vis de la ca­thé­drale de Stras­bourg. Il y avait un cra­cheur de feu. Phi­lippe nous a as­su­ré qu’il sa­vait faire de même. On n’y croyait pas. Alors il a em­prun­té la torche du sal­tim­banque et il a cra­ché du feu!» Phi­lippe de Villiers se targue éga­le­ment au­près des mé­dias d’avoir l’oreille du pré­sident, et d’avoir pe­sé dans sa stra­té­gie ju­pi­té­rienne ou dans la dé­ci­sion sur Notre-Da­medes-Landes. « Il veut peut-être res­sur­gir comme une cau­tion tra­di­tio­na­liste. Il avait dé­jà fait la danse du ventre avec Sar­ko­zy», se sou­vient un an­cien membre du Mou­ve­ment pour la France (MPF). Quant à Em­ma­nuel Ma­cron, quel in­té­rêt peut-il avoir à s’af­fi­cher avec un homme po­li­tique aus­si cli­vant ? « C’est de la ré­cu­pé­ra­tion : il a be­soin de ré­fé­rences his­to­riques, d’un an­crage qu’il n’a pas avec sa fa­mille po­li­tique», avance Paul-Ma­rie Coû­teaux.

Em­ma­nuel Ma­cron et Phi­lippe de Villiers en août 2016 au Puy du Fou.

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