Tom­beur de Thiem, Na­dal XI re­con­quiert son trône à Pa­ris

Ra­fael Na­dal a rem­por­té son on­zième Roland-Garros, car il a su se re­nou­ve­ler

20 Minutes (Montpellier) - - GRAND MONTPELLIER - William Pe­rei­ra

Onze fois vain­queur de Roland-Garros ! C’est énorme, on ne s’at­tar­de­ra pas à em­ployer plé­thore de su­per­la­tifs pour qua­li­fier l’im­men­si­té de la per­for­mance de Ra­fael Na­dal, qui a bat­tu di­manche l’Au­tri­chien Do­mi­nic Thiem (6-4, 6-3, 6-2). Mais le plus éton­nant avec l’Es­pa­gnol, c’est sa ca­pa­ci­té à se re­nou­ve­ler, mal­gré cette fa­ran­dole de suc­cès.

Avec le sou­tien du pu­blic

Il a par exemple conquis cette an­née le pu­blic. Lui qui a si long­temps bou­dé son cham­pion, jus­qu’à faire preuve d’une sur­pre­nante froi­deur à l’oc­ca­sion de la dé­ci­ma l’an pas­sé, a sou­te­nu l’em­pe­reur de l’ocre pen­dant sa fi­nale. On l’a res­sen­ti dès son en­trée sur le court, di­manche: les dé­ci­bels se sont en­vo­lés bien plus haut pour le Ma­jor­quin que pour Thiem. « Sen­tir le sou­tien du pu­blic, c’est beau­coup d’émo­tions pour moi », s’est ré­joui Ra­fa. Na­dal a d’ailleurs fait de beaux ef­forts en fran­çais. On le sa­vait ca­pable de par­ler la langue de Mo­lière de­puis 2011 et une interview d’après-match au mi­cro de Cé­dric Pio­line. En 2018, il a dé­ci­dé d’al­ler plus loin en fai­sant l’ef­fort de ré­pondre à chaque interview d’après-match dans notre langue. Mais l’Es­pa­gnol ne s’aven­ture pas au-de­là des « c’était un match vrai­ment dif­fi­cile, c’est un très bon joueur et un ami à moi ». Pas en­core roi en fran­çais, le Ma­jor­quin est en re­vanche clai­re­ment le roi des matchs in­ter­rom­pus. Me­né un set et un break par l’Ar­gen­tin Sch­wartz­man, avant l’in­ter­rup­tion pour cause de pluie, Na­dal est re­ve­nu pu­nir son ad­ver­saire en deux temps (mer­cre­di soir puis jeu­di mi­di) comme il l’avait fait en fi­nale du tour­noi de Rome avec Alexan­der Zve­rev. En fi­nale, face à Thiem, il a lui-même in­ter­rom­pu la par­tie à plu­sieurs re­prises dans le troi­sième set pour se faire mas­ser l’avant-bras. « J’ai sen­ti une crampe au doigt mais pas une crampe nor­male, pro­ba­ble­ment à cause du ban­dage qui fai­sait pres­sion et blo­quait la cir­cu­la­tion san­guine, et il fal­lait que je ré­agisse vite », a ex­pli­qué l’Es­pa­gnol. Sans consé­quences, puis­qu’il a même réus­si à brea­ker après ça, et à l’em­por­ter, en­core une fois.

L’Es­pa­gnol pou­vait bien faire le pitre après ce nou­vel ex­ploit à Pa­ris.

Neu­ville plus fort qu’Ogier en rallye.

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