Google es­saie de vendre sa sa­lade

20 Minutes (Montpellier) - - CULTURE - Laure Beau­don­net

Quand on re­tire l’oeuf de l’émo­ji sa­lade verte, le Web s’agite. Les 157 nou­veaux émo­jis an­non­cés en fé­vrier par le Consor­tium Uni­code, l’or­ga­ni­sa­tion qui co­or­donne le stan­dard in­for­ma­tique d’échanges de texte, ont été pu­bliés. Coup de théâtre, Google a an­non­cé le re­trait d’un in­gré­dient ma­jeur de sa sa­lade verte : l’oeuf dur. Alors, coup de pub ou coup de pres­sion d’un lob­by pro­sa­lade sans oeuf ? « Ce­la en fait une sa­lade vé­gane plus in­clu­sive », ex­plique sur Twit­ter Jen­ni­fer Da­niel, la res­pon­sable du de­si­gn des émo­jis chez Google avant de faire ma­chine ar­rière quelques heures plus tard : « Je veux juste pré­ci­ser que le but du chan­ge­ment de de­si­gn de l’émo­ji sa­lade était de créer une image plus fi­dèle à la des­crip­tion de l’Uni­code. »

«Un coup de pu­bli­ci­té»

Cer­tains groupes tentent par­fois de faire pres­sion pour in­tro­duire de nou­velles re­pré­sen­ta­tions sur nos ap­pa­reils nu­mé­riques, mais les vé­gans ne semblent pas avoir joué de rôle dans cette dé­ci­sion. En ef­fet, la des­crip­tion de l’emo­ji (qui date de 2016) don­née par Uni­code ne par­lait pas d’oeuf : « un bol de sa­lade saine, conte­nant de la lai­tue, de la to­mate et d’autres ar­ticles de sa­lade comme le concombre». «Pour moi, il s’agit plu­tôt d’un coup de pu­bli­ci­té, ana­lyse Ra­chel Panck­hurst, maître de confé­rences en lin­guis­tique-in­for­ma­tique à l’uni­ver­si­té Paul-Va­lé­ry - Mont­pel­lier-III. Google cherche à s’im­po­ser au ni­veau com­mu­ni­ca­tion­nel en di­sant quelque chose de très ano­din. »

Le nou­vel emo­ji sa­lade verte (en bas) de Google est re­pré­sen­té sans oeuf.

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