Avant 30 ans, c’est ten­tant

L’ac­cès à la pro­prié­té est un pro­jet qui concerne aus­si les moins de 30 ans

20 Minutes (Nantes) - - IMMOBILIER - Antoine Ma­gal­lon

Pour­quoi ne pas devenir pro­prio avant d’avoir 30 ans ? Une idée pas si sau­gre­nue que ça, même si l’âge moyen des pri­mo-ac­cé­dants se si­tue plu­tôt au­tour des 36 ans. Ni­veau avan­tage, vous trou­ve­rez tou­jours quel­qu’un dans une soi­rée, ou au bu­reau, pour vous dire qu’en plus de « faire bien en so­cié­té », être pro­prié­taire à 30 ans per­met de rem­bour­ser son cré­dit ra­pi­de­ment et d’être pei­nard avant les autres. De là à cé­der à la pres­sion, il n’y a qu’un pas, du moins un cal­cul. « Dans l’ar­bi­trage entre achat et lo­ca­tion, la va­riable la plus im­por­tante reste la du­rée de dé­ten­tion du bien, qui dé­pend de pa­ra­mètres per­son­nels et de la ville consi­dé­rée », ex­plique Tho­mas Le­febvre, di­rec­teur scien­ti­fique chez Meilleursa­gents.com. « A sup­po­ser que les prix n’évo­luent pas, il faut at­tendre huit ans pour que l’achat soit plus ren­table que la lo­ca­tion à Pa­ris (sept ans dans le XIXe ar­ron­dis­se­ment, onze ans dans le VIe). A l’in­verse, à Grenoble, Mar­seille et Lille, quatre ans suf­fisent. » Autre op­tion, l’in­ves­tis­se­ment lo­ca­tif. « Les jeunes ont tou­jours en­vie d’in­ves­tir, mais ils sont plus mo­biles géo­gra­phi­que­ment que leurs aî­nés. Pré­cé­dem­ment, les ache­teurs res­taient, s’ins­tal­laient. Au­jourd’hui le mar­ché s’est mo­di­fié », note Ch­ris­tine Fu­ma­gal­li, la pré­si­dente du ré­seau im­mo­bi­lier Or­pi. Sauf qu’ac­qué­rir tôt n’est pas une mince af­faire. Les dos­siers trop fra­giles (com­pre­nez sans CDI), n’étant que très ra­re­ment ac­cep­tés par les or­ga­nismes ban­caires. « Le monde de la fi­nance et de l’im­mo­bi­lier n’évo­lue pas aus­si vite que le mar­ché du tra­vail. Le sta­tut d’au­to-en­tre­pre­neur est à la mode, mais trou­ver une banque qui ac­cepte de prê­ter de l’ar­gent reste très com­pli­qué », conclut Ch­ris­tine Fu­ma­gal­li. En clair, ha­bi­ter dans une ville de taille moyenne et dis­po­ser d’un CDI, sont les meilleurs atouts pour se lan­cer.

« Les jeunes ont tou­jours en­vie d’in­ves­tir. » Ch­ris­tine Fu­ma­gal­li, pré­si­dente du ré­seau Or­pi

Se lan­cer dans l’achat d’un lo­ge­ment est tout à fait en­vi­sa­geable pour l’ha­bi­ter, ou pour le louer (mo­bi­li­té oblige).

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