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20 Minutes (Paris) - - Actualité -

Le sucre est in­ter­dit Une hé­ré­sie pour le dia­bé­to­logue. « C’est ce qu’on croyait il y a qua­rante ans ! La clé, c’est de man­ger équi­li­bré ! ». Claude Chau­meil ex­plique par exemple que, s’il prend un des­sert, il va tout sim­ple­ment évi­ter de man­ger du pain. « La phrase que j’en­tends en permanence quand je prends un des­sert ou une pâ­tis­se­rie, c’est : "Ah, mais t’as le droit à ça, toi ?" », lance Ste­ven. Les gens ne savent pas for­cé­ment que si je me re­trouve en hy­po­gly­cé­mie, donc avec une baisse de mon taux de sucre dans le sang et que je ne fais rien, je peux fi­nir dans le co­ma. »

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Les symp­tômes sont fa­ci­le­ment re­pé­rables Le dia­bète est une ma­la­die sour­noise. « On est dia­bé­tique quand la concen­tra­tion de sucre dans le sang dé­passe 1,26 g/L. Les symp­tômes comme boire et uri­ner sou­vent se dé­clarent au-des­sus de 1,80 g/L, dé­taille le pro­fes­seur. Entre les deux, on ne res­sent rien. Ce­la peut du­rer plu­sieurs an­nées sans être dé­tec­té et en­traî­ner des com­pli­ca­tions. » « J’ai connu une dame dont la mère a été diag­nos­ti­quée dia­bé­tique le jour où elle s’est ren­due à l’hô­pi­tal pour se faire am­pu­ter la jambe », ra­conte Claude Chau­meil. Les in­jec­tions d’in­su­line, c’est le pas­sage obli­gé « En France, seu­le­ment 15 à 20 % des pa­tients dia­bé­tiques se piquent », af­firme le pro­fes­seur Ri­ve­line. Les in­jec­tions ne sont pas tou­jours né­ces­saires pour les dia­bé­tiques de type 2. « Il existe des trai­te­ments par com­pri­més, qui ne sont par­fois pas né­ces­saires dans cer­tains cas où une bonne hy­giène de vie suf­fit », ex­plique Georges Pe­tit. Elles sont en re­vanche obli­ga­toires pour les dia­bé­tiques de type 1. Leur vie en dé­pend. Ce­pen­dant des in­no­va­tions, comme l’ar­ri­vée sur le mar­ché d’ici deux ans du pan­créas ar­ti­fi­ciel, pour­raient chan­ger la donne.

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