Pour­quoi «Les Anges» de NRJ12 sont-ils de­ve­nus de vrais pe­tits diables ?

Pour­quoi les can­di­dats de l’émis­sion sont-ils les plus vio­lents de la té­lé­réa­li­té?

20 Minutes (Rennes) - - Grand Rennes - Claire Bar­rois

Ha­neia qui ba­lance un bou­geoir sur Tho­mas, Kim hys­té­rique, Ra­well et Mé­la­nie qui s’en­voient jus de rai­sin, sa­la­dier et plat à la fi­gure… Si vous re­gar­dez « Les Anges », sur NRJ12, il ne vous a pas échap­pé que, cette an­née en­core, la vio­lence y était om­ni­pré­sente. Et pour­quoi pas dans les autres pro­grammes ? « Je ne to­lère au­cune vio­lence, aver­tit Alexia La­roche-Jou­bert, la pro­duc­trice de “Koh-Lan­ta”. A la moindre in­sulte, au moindre geste dé­pla­cé, ils sortent illi­co. » Même son de cloche du cô­té de Florence Fayard, pro­duc­trice des « Mar­seillais » : « Les propos et gestes vio­lents sont in­ter­dits dans leurs contrats. » Et la seule fois qu’elle a eu af­faire à un geste dé­pla­cé, il a aus­si­tôt en­traî­né une ex­clu­sion. Pour­quoi des can­di­dats plu­tôt ami­caux dans « Les Mar­seillais » se re­trouvent à se ta­per des­sus dans « Les Anges » ? Du cô­té de la pro­duc­tion des « Anges », la Grosse Equipe, et de NRJ 12, tout le monde a re­fu­sé de nous ré­pondre.

De l’em­brouille et du buzz

Pour com­prendre, on s’est donc di­rec­te­ment adres­sé à un an­cien par­ti­ci­pant des deux émis­sions. « Malgré leur in­ter­dic­tion, la pro­duc­tion des “Anges” ne dit presque ja­mais rien pour les in­sultes, pour ne pas cou­per les sé­quences. Il y a sou­vent des ba­garres. Dès qu’il y a une pe­tite em­brouille, ils en­voient les per­sonnes concer­nées en ac­ti­vi­té en­semble pour que ça parte au clash, se sou­vient-il. Dans “Les Mar­seillais”, cha­cun est ac­cueilli comme s’il avait tou­jours fait par­tie de la bande. » Les pro­duc­teurs ont-ils une in­fluence sur l’am­biance, voire la vio­lence, de leurs émis­sions ? « Ça se voit quand il y a des ten­sions, c’est ma res­pon­sa­bi­li­té de pro­duc­trice d’al­ler voir les prin­ci­paux concer­nés et de dis­cu­ter avec eux, es­time Florence Fayard, pro­duc­trice des “Mar­seillais”. On veille à ce que les choses soient ré­so­lu es in­tel­li­gem­ment .» La Grosse Equipe pri­vi­lé­gie­rai­telle les dis­putes pour main­te­nir ses au­diences ? Les par­ti­ci­pants, qui cherchent à tout prix à se faire re­mar­quer, ont aus­si une part de res­pon­sa­bi­li­té. « Beau­coup se prennent pour des stars alors qu’ils ne sont per­sonne, re­grette le can­di­dat pas­sé par “Les Mar­seillais”. Une sorte de mé­chan­ce­té mal­saine règne sur ce tour­nage, une ja­lou­sie qui pousse cer­tains à écra­ser les autres pour exis­ter à l’image. » Quitte, par­fois, à dé­pas­ser les bornes.

Les par­ti­ci­pants des « Anges » s’en­gueulent et se jettent des trucs.

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