L’opé­ra­trice du Sa­mu sort du si­lence

20 Minutes (Rennes) - - Actualité - A Stras­bourg, Alexia Ighir­ri

C’est la pre­mière fois qu’elle s’ex­prime de­puis les ré­vé­la­tions sur les cir­cons­tances de la mort de Naomi Musenga. Contac­tée par l’in­ter­mé­diaire d’un syn­di­ca­liste, l’opé­ra­trice du Sa­mu, qui n’avait pas pris au sé­rieux l’ap­pel de la jeune femme, dé­cé­dée quelques heures plus tard à Stras­bourg, a té­moi­gné dans l’émis­sion « 66 Mi­nutes » sur M6. De­puis que l’en­re­gis­tre­ment de l’ap­pel de Naomi Musenga a été mé­dia­ti­sé, elle es­time être «lyn­chée sur la place pu­blique. Si les gens connais­saient mon vi­sage et mon nom, je ne se­rais plus de ce monde au­jourd’hui.» A la ques­tion de sa­voir si elle re­grette ses propos, l’opé­ra­trice, au­jourd’hui sus­pen­due de ses fonc­tions, hé­site avant de conve­nir que « dans ces condi­tions, elle est mal­ve­nue». Elle ex­plique sur­tout sa ré­ac­tion par la sur­charge du tra­vail. « On est sous pres­sion en permanence. On tra­vaille douze heures d’af­fi­lée. Ce sont des condi­tions de tra­vail qui sont pé­nibles. Je peux res­ter deux ou trois heures ac­cro­chée à mon té­lé­phone.»

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