Une sensibilisation né­ces­saire

20 Minutes (Rennes) - - Actualité - D.B.

Même si le co­ming out dans le cadre fa­mi­lial se passe par­fois bien, c’est loin d’être une gé­né­ra­li­té. « Cer­tains pa­rents ac­ceptent l’ho­mo­sexua­li­té de leur en­fant avec souf­france et pro­jettent sur eux l’idée qu’ils sont condam­nés à être mal­heu­reux, ex­plique le psy­chiatre et psy­cha­na­lyste Serge He­fez, qui par­ti­ci­pe­ra à la confé­rence du Re­fuge ce mar­di. D’autres re­jettent pu­re­ment et sim­ple­ment leur en­fant. » Si les jeunes ho­mo­sexuels semblent par­fois tra­ver­ser cette épreuve sans trop de dé­gâts, elle peut re­ve­nir en boo­me­rang plus tard. « Ce qu’ils ont vé­cu peut avoir des ré­sur­gences lors d’une rup­ture amou­reuse ou dans le manque d’es­time qu’ils ont pour eux-mêmes, re­lève le psy­chiatre. La pire pé­riode est l’en­trée dans l’ado­les­cence, car c’est là que la pres­sion du groupe est la plus forte. Les ado­les­cents sont nor­ma­tifs et ont ten­dance à stig­ma­ti­ser les gar­çons très fé­mi­nins ou les filles très mas­cu­lines. » D’où l’ur­gence, se­lon Serge He­fez, de ren­for­cer à l’école la sensibilisation des élèves aux nom­breux dé­gâts en­traî­nés par l’ho­mo­pho­bie. « Il y a un com­bat à me­ner très tôt au­tour des ques­tions de genres, de do­mi­na­tion mas­cu­line, de dis­cri­mi­na­tion… », conclut le psy­chiatre.

«La pire pé­riode est l’ado­les­cence.»

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