Les trois trucs d’un « chu­teur »

20 Minutes (Strasbourg) - - GRAND STRASBOURG - B. P.

Après la loi Evin (de 2007) puis la charte de la vie noc­turne de Stras­bourg, les por­tiers se sont trans­for­més en « chu­teurs ». Parce qu’ils de­mandent aux clients de chu­cho­ter de­vant leurs bars et clubs. Comment ? Al­bin, du Fat Black Pus­sy­cat, rue Klein, donne ses trucs à 20 Mi­nutes.

Pré­ve­nir à la sor­tie. Pos­té à l’en­trée du club quatre soirs par se­maine de­puis 5 ans, il la joue à l’ex­pé­rience pour ne pas cas­ser l’am­biance. « Quand ils sortent à l’ex­té­rieur, je dis aux gens qui fument de faire dou­ce­ment », illustre l’in­té­res­sé.

Dis­cus­sion plus que pres­sion. Si cer­tains ont en­suite be­soin d’un rap­pel à l’ordre, Al­bin, connu du quar­tier, reste po­sé, dans la dis­cus­sion : « Il faut ex­pli­quer. Dans un groupe, il y a tou­jours quel­qu’un de com­pré­hen­sif. En étant po­li, ils com­prennent. »

L’in­évi­table « chut ». L’al­cool ai­dant, cer­tains ne com­prennent tou­jours pas. C’est là que le fa­meux « chut » ar­rive. « Le plus dur, c’est à la fer­me­ture, où les gens at­tendent sou­vent au bout de la rue, ter­mine Al­bin. Je dis d’al­ler plus loin, vers les af­ters par exemple. Mais ça ne sert à rien de mettre des tar­tines. »

« Chu­teurs » plu­tôt que por­tiers.

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