Mar­tin Four­cade veut rec­ti­fier le tir

20 Minutes (Strasbourg) - - SPORTS - En Co­rée du SudJ. S.-M.

Une grande dés­illu­sion. Grand fa­vo­ri du sprint, di­manche, Mar­tin Four­cade a ter­mi­né à une peu flat­teuse hui­tième place, après trois fautes au tir. « J’avais su­per bien abor­dé cette course, a ana­ly­sé le Py­ré­néen. C’est la grande course que j’ai le mieux gé­rée d’un point de vue émo­tion­nel dans toute ma car­rière. J’étais prêt, mais ça ne bas­cule pas de mon cô­té. » Ce lun­di, lors de la pour­suite, le mul­tiple cham­pion du monde par­ti­ra avec vingt-deux se­condes de re­tard sur l’Al­le­mand Arnd Peif­fer, sa­cré di­manche. Un re­tard pas for­cé­ment rédhi­bi­toire pour Mar­tin Four­cade, qui af­fec­tionne par­ti­cu­liè­re­ment cette po­si­tion. Le bi­ath­lète fran­çais est un tueur froid, qui aime plus que tout sur­prendre ses ad­ver­saires dans le dos. « J’aime pla­ni­fier mon re­tour sur mon ad­ver­saire et par­ve­nir à le rat­tra­per un peu avant le mo­ment pré­vu, ex­plique-t-il. J’aime pas­ser de chas­seur à gi­bier, quand je re­prends la tête de la course! » Ce­la de­vrait se pas­ser sur le pas de tir, où il a l’ha­bi­tude de res­pi­rer fort pour si­gna­ler sa pré­sence à son voi­sin. Tout est bon pour faire ra­ter une balle à son ad­ver­saire. « Un bi­ath­lète est cen­sé res­ter dans sa bulle, ex­plique Vincent Jay, cham­pion olym­pique de sprint à Van­cou­ver en 2010. Mais quand tu es sur le pas de tir, tu en­tends les balles des autres, si les cibles sont bonnes. Mar­tin est ce­lui qui joue le mieux avec ça, car il s’ins­talle plus vite que les autres. »

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