« Black Pan­ther » a le Black Po­wer

20 Minutes (Strasbourg) - - CINÉMA - Ca­ro­line Vié

Chad­wick Bo­se­man n’en est pas à son coup d’es­sai lors­qu’il s’agit d’in­car­ner une icône. L’ac­teur amé­ri­cain de 41 ans s’est dé­jà glis­sé dans la peau du chan­teur James Brown pour Get On Up de Tate Tay­lor et du joueur de ba­se­ball Ja­ckie Ro­bin­son dans 42 de Brian Hel­ge­land, avant de de­ve­nir Black Pan­ther dans le film du même nom sous la di­rec­tion de Ryan Coo­gler. « Cer­tains s’amu­saient à me sur­nom­mer Ja­ckie Brown en mé­lan­geant les noms de mes pré­cé­dents rôles, confie-t-il en sou­riant à 20 Mi­nutes. Main­te­nant, on va sans doute me re­con­naître da­van­tage, parce que je fais par­tie de l’écu­rie Mar­vel. » L’ac­teur peut être fier de sa pres­ta­tion en T’Challa, sou­ve­rain de l’éton­nant royaume de Wa­kan­da ap­pre­nant à être digne de sa cou­ronne et de son peuple. « J’ai dé­cou­vert le per­son­nage au col­lège mais je n’étais pas un spé­cia­liste des co­mics, ex­plique Chad­wick Bo­se­man. J’ai donc dû suivre un cours in­ten­sif de “Black Pan­ther” afin de pou­voir don­ner des in­di­ca­tions sur les as­pects du hé­ros que je pré­fé­rais avant l’écri­ture dé­fi­ni­tive du scé­na­rio. » Le co­mé­dien a te­nu à hu­ma­ni­ser T’Challa le plus pos­sible, de fa­çon à mettre en évi­dence sa vul­né­ra­bi­li­té lors­qu’il af­fronte le ve­ni­meux Erik Kill­mon­ger (Mi­chael B. Jor­dan, ac­teur fé­tiche de Ryan Coo­gler, de Fruit­vale Sta­tion à Creed). » Chad­wick Bo­se­man De­ve­nir la Pan­thère noire consti­tuait une sa­crée res­pon­sa­bi­li­té pour Chad­wick Bo­se­man, qui sa­vait que les fans de Mar­vel, comme la com­mu­nau­té afroa­mé­ri­caine, l’at­ten­daient au tour­nant. « J’avais connu ce genre de pres­sion en de­ve­nant James Brown et Ja­ckie Ro­bin­son, re­con­naît-il. Là, j’étais quand même moins an­gois­sé, car il s’agit d’un per­son­nage de fic­tion, pas d’un hé­ros vé­ri­table. Je ne ris­quais pas de voir dé­bar­quer sa fa­mille pour me faire des re­proches. » Le co­mé­dien est fort convain­cant dans son cos­tume en la­tex noir au­quel il a « fi­ni par [s]’ha­bi­tuer, dit-il, car il est vrai­ment très ser­ré ». Que le film soit réa­li­sé par un ci­néaste afro-amé­ri­cain avait son im­por­tance pour l’ac­teur. « Quel­qu’un d’autre au­rait pu le faire, mais ce­la n’au­rait pas été le même film, in­siste-t-il. Black Pan­ther ouvre une brèche pour les Noirs dans l’in­dus­trie hol­ly­woo­dienne. » On re­trou­ve­ra Chad­wick Bo­se­man et Black Pan­ther au mi­lieu des Aven­gers dès le 25 avril dans In­fi­ni­ty War. « C’est un peu comme de faire par­tie d’une su­per équipe de foot », ra­con­tet-il. On peut être cer­tain que le cha­ris­ma­tique qua­dra­gé­naire ne res­te­ra pas sur la touche.

«Le film ouvre une brèche pour les Noirs dans l’in­dus­trie hol­ly­woo­dienne.»

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