Le stu­pé­fiant Ra­fael Mar­quez

20 Minutes (Strasbourg) - - COUPE DU MONDE 2018 - J.L.

Lors des rares en­traî­ne­ments du Mexique ou­verts à la presse, les pho­to­graphes ont re­mar­qué un dé­tail pas si ano­din que ça : Ra­fael Mar­quez, qui af­fronte le Bré­sil ce lun­di en 8e, porte le même maillot Adi­das que ses co­équi­piers, mais au­cun des trois spon­sors (Co­ca-Co­la, Mo­vis­tar et Ci­ti­ba­na­mex) de la sé­lec­tion n’y fi­gure. C’est la con­sé­quence des en­nuis de Mar­quez avec la jus­tice amé­ri­caine, qui l’ac­cuse, dans les grandes lignes, d’avoir ser­vi de prête-nom pour dis­si­mu­ler et blan­chir les re­ve­nus d’un cer­tain Raul Flores Her­nan­dez, ba­ron de la drogue lié au car­tel de Si­na­loa.

« Seule­ment le cri­tère spor­tif »

On se de­mande, alors, pour­quoi le Mexique a convo­qué ce joueur, si ce n’est pour lui ac­cor­der le plai­sir de jouer un cin­quième Mon­dial d’af­fi­lée. «Au Mexique, on n’a pas eu tant de grands joueurs que ça. Il y a Hu­go San­chez et der­rière, c’est lui, » as­sure San­tia­go Al­va­ro, sui­veur de la sé­lec­tion pour Es­to. Sur le ter­rain, Mar­quez bé­né­fi­cie d’une re­la­tion pri­vi­lé­giée avec Juan Car­los Oso­rio. « On s’est seule­ment ré­fé­ré au cri­tère spor­tif pour prendre la dé­ci­sion de le mettre dans la liste, ex­plique le sé­lec­tion­neur. Il a par­ti­ci­pé au pre­mier match de ma­nière po­si­tive, et, hors du ter­rain, il ap­porte beau­coup au groupe. » Cer­tains l’ac­cusent même d’ap­por­ter un peu trop, dans le sens où il se­rait le coach bis. Ses co­équi­piers ont, eux, une ad­mi­ra­tion sans faille pour lui. Guar­da­do, l’un des plus ex­pé­ri­men­tés, avouait être en­core «in­ti­mi­dé» par la pré­sence du «pa­tron», comme on le sur­nomme dans le groupe.

Pas de spon­sor sur le maillot d’en­traî­ne­ment de Mar­quez (à dr.).

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.