A quoi s’at­tendre avec le ver­se­ment so­cial unique ?

20 Minutes (Strasbourg) - - ACTUALITÉ - N. R.

Le ver­se­ment so­cial unique des al­lo­ca­tions fi­gure dans le plan pau­vre­té. Dans son pro­gramme, Em­ma­nuel Ma­cron dé­fi­nis­sait ain­si la me­sure : «Toutes les pres­ta­tions se­ront ver­sées au­to­ma­ti­que­ment le même jour du mois.» Ce se­ra le cas pour le RSA et l’AAH (al­lo­ca­tion adulte han­di­ca­pé), mais les aides au lo­ge­ment ou l’ASS (al­lo­ca­tion de so­li­da­ri­té spé­ci­fique) res­te­raient ver­sées à part.

Pour ce qui est du ca­rac­tère «au­to­ma­tique » du ver­se­ment – sans que le bé­né­fi­ciaire doive réa­li­ser une quel­conque dé­marche – il reste à cla­ri­fier. Le mi­nis­tère des So­li­da­ri­tés et de la San­té n’a pas sou­hai­té pré­ci­ser s’il se­rait ef­fec­tif dès 2019. C’est pour­tant un point es­sen­tiel, sou­ligne Florent Gué­guen, di­rec­teur de la Fnars (Fé­dé­ra­tion des ac­teurs de la so­li­da­ri­té) : «Ce­la per­met[trait] de ré­duire le taux de non-re­cours. Ac­tuel­le­ment, 30% des gens qui ont droit au RSA ne le touchent pas ! » Ce­la in­dui­rait aus­si des coûts sup­plé­men­taires – jus­qu’à 3 mil­liards d’eu­ros pour le RSA en cas de taux de re­cours (fic­tif) de 100%. Mais «la si­tua­tion et les res­sources de chaque bé­né­fi­ciaire étant connues qua­si­ment en temps réel, ce­la ré­duir[ait] la fraude, note Vic­tor Poi­rier, char­gé d’études à l’Ins­ti­tut Mon­taigne. Tout comme les coûts de ges­tion liés aux trop-per­çus et aux in­dus [2,7 mil­liards l’an pas­sé]. »

A prio­ri, seuls le RSA et l’AAH se­raient ver­sés le même jour.

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