En 2001, le fias­co fou du trans­fert de Jar­del à l’OM

Le trans­fert in­ache­vé de Jar­del à l’OM

20 Minutes (Toulouse) - - LA UNE - William Pe­rei­ra

Eté 2001. Le so­leil rayonne sur la Ca­ne­bière, un peu moins sur le Vé­lo­drome. L’Olym­pique de Mar­seille sort de deux sai­sons à se battre pour évi­ter la re­lé­ga­tion. Pour re­dres­ser cette si­tua­tion, le pré­sident Ro­bert Louis-Drey­fus ap­pelle Ber­nard Ta­pie en ren­fort et le charge de s’oc­cu­per de toute la par­tie spor­tive du club. Dans la ca­té­go­rie « bon coup », l’homme d’af­faires sou­haite re­cru­ter la ma­chine à plan­ter du Ga­la­ta­sa­ray, Ma­rio Jar­del. Sauf que le Bré­si­lien ne vien­dra ja­mais et cet échec en­tre­ra dans la pos­té­ri­té. Au­jourd’hui, quand un joueur ne signe pas à l’OM, on dit qu’il fait une Jar­del.

« Ca­ché dans un hô­tel »

Pour­tant, l’at­ta­quant, qui ve­nait d’ins­crire 34 buts en une sai­son, était in­té­res­sé par le pro­jet. « J’au­rais ai­mé jouer à Mar­seille. A l’époque, je dis­pu­tais la Co­pa Amé­ri­ca avec la Se­le­ção et je n’avais pas pu si­gner le contrat, ex­pli­quait le Bré­si­lien à Foot Mer­ca­to en 2010. Il y a eu quelques pro­blèmes avec cer­tains agents. » Ha­rold Mar­chet­ti, jour­na­liste au Pa­ri­sien, ajoute un « r » au sou­ci : l’ar­gent, donc. « Ta­pie vou­lait financer le trans­fert en fai­sant un mon­tage fi­nan­cier avec Sport Five », pré­cise-t-il. L’idée tient la route et le trans­fert semble bien par­ti pour se faire. Mais l’his­toire traîne en lon­gueur, no­tam­ment parce que la Se­le­ção re­fuse de li­bé­rer Jar­del pour qu’il vienne si­gner son contrat. Mal­gré tout, le bu­teur pose bien le pied à Mar­seille en août, comme le confirme Jo­sé Ani­go, qui était alors au centre de for­ma­tion de l’OM : « La seule chose que je sais sur Jar­del, c’est qu’ils l’ont ca­ché dans un hô­tel, en at­ten­dant que ça se fasse. » Com­prendre, on isole le bon­homme avec un ou deux gardes du corps aux alen­tours de sa chambre d’hô­tel pour qu’il ne signe nulle part ailleurs. Une opé­ra­tion aus­si sur­réa­liste qu’inu­tile, car le mon­tage fi­nan­cier ima­gi­né par Ta­pie tombe à l’eau. Il n’y a plus d’ar­gent pour ache­ter Ma­rio Jar­del. « Pour­tant, Drey­fus avait les moyens de l’ache­ter, de lui of­frir un sa­laire et même une mai­son de rêve », as­sure Mar­chet­ti.

L’at­ta­quant Ma­rio Jar­del sous le maillot du Spor­ting Por­tu­gal en 2002.

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