Une so­li­tude bé­né­fique

20 Minutes (Toulouse) - - Sports -

Mais pour­quoi se dé­pen­ser quand on peut res­ter au chaud dans son lit à re­gar­der des sé­ries? Cou­rir la nuit, c’est d’abord « pro­fi­ter d’une tem­pé­ra­ture plus agréable et évi­ter le tra­fic. La jour­née, tu dois es­qui­ver les gens, les pous­settes, c’est dif­fi­cile de se concen­trer sur ton chro­no », confie Zak. Même s’il em­piète sur ses heures de som­meil, le tren­te­naire pro­fite de ces mo­ments où il se re­trouve seul. Du­rant ses pé­ré­gri­na­tions, Zak n’a ja­mais croi­sé d’autres run­neurs de son es­pèce. Un mo­ment pri­vi­lé­gié qui lui per­met de se concen­trer sur lui. « Quand Pa­ris est en­dor­mi, pri­vé de son ef­fer­ves­cence alors que je suis en ac­ti­vi­té, je vois la ville dif­fé­rem­ment, ana­lyse le run­ner. Je peux m’ap­pro­prier les rues, les es­paces, al­ler où je veux sans avoir à ré­flé­chir. Je peux ou­vrir les bras et cou­rir sans m’ar­rê­ter. » Même s’il a du mal à mettre des mots sur ce que lui pro­cure cette ac­ti­vi­té noc­turne, Zak re­con­naît vo­lon­tiers que c’est « plus dur de se mo­ti­ver quand il est mi­nuit ou une heure du ma­tin. T’as la ten­ta­tion d’al­ler te cou­cher, tu te de­mandes pour­quoi tu vas te faire chier à al­ler cou­rir. » Mais c’est ce qu’il aime, ce qui lui donne le sen­ti­ment de se dé­pas­ser : « Je sors de mes ha­bi­tudes, de ma zone de confort. J’ai la sen­sa­tion de pra­ti­quer plus in­ten­sé­ment mon sport. »

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