« In­ter­ve­nir tôt est pri­mor­dial »

20 Minutes (Toulouse) - - HANDICAP - Pro­pos re­cueillis par C. L.

Quels sont les pré­ju­gés qui sub­sistent en­core au­jourd’hui concer­nant les per­sonnes at­teintes d’au­tisme ? On en­tend beau­coup que l’au­tisme se­rait dû aux pro­blèmes de la mère de l’en­fant. Elle au­rait su­bi des trau­ma­tismes du­rant sa gros­sesse et l’en­fant au­tiste au­rait sim­ple­ment be­soin d’une psy­cho­thé­ra­pie. En réa­li­té, c’est un trouble qui pro­vient de mul­tiples fac­teurs, en­core mal dé­fi­nis, et qui ne se règle pas comme ça. Quelles sont les re­com­man­da­tions ac­tuelles pour trai­ter ce trouble ? La Haute Au­to­ri­té de san­té (HAS) re­com­mande des in­ter­ven­tions qui sont fon­dées sur une ap­proche édu­ca­tive, com­por­te­men­tale et dé­ve­lop­pe­men­tale, qu’il y ait re­tard men­tal as­so­cié ou non. In­ter­ve­nir tôt est pri­mor­dial. Un en­fant qui s’au­to­mu­tile à 2 ans, c’est un en­fant qui se­ra en ca­mi­sole de force à 7 ans. La thé­ra­pie com­por­te­men­tale, qui se fait au contact d’un édu­ca­teur, au mi­ni­mum vingt-cinq heures par se­maine, per­met de rendre moins han­di­ca­pants les au­tismes lé­gers. Il sou­lage éga­le­ment les per­sonnes qui sont at­teintes de pa­tho­lo­gies plus lourdes. De quelle fa­çon un en­fant peut-il être sti­mu­lé ? Toutes les fa­çons sont bonnes. L’art, les ani­maux, le sport. Mon fils fait du kar­ting, il adore ça. L’es­sen­tiel est d’at­ti­rer son at­ten­tion sur des choses po­si­tives.

Au­teur de « Au­tisme, la grande en­quête »

Florent Cha­pel

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