Ça va être mor­dant

Leur ob­jec­tif : ac­cé­der aux de­mi-fi­nales de la Coupe du monde. Pour ce­la, la France et l’Uruguay vont de­voir se rendre coup pour coup, ce ven­dre­di (16h).

20 Minutes - - GRAND PARIS - De notre en­voyé spé­cial à Ni­j­ni Nov­go­rod (Rus­sie), Ju­lien La­loye

A nos lec­teurs. « 20 Mi­nutes » in­ter­rompt sa pa­ru­tion pa­pier à par­tir de lun­di. Du­rant l’été, sui­vez l’ac­tua­li­té sur tous nos sup­ports nu­mé­riques. Et ren­dez-vous le lun­di 3 sep­tembre pour un nou­veau nu­mé­ro.

Des se­melles qui traînent, des maillots qui se tirent, des mots doux en es­pa­gnol… Voi­la ce qui va se pas­ser ce ven­dre­di, lors du quart de fi­nale entre l’Uruguay et la France (16 h). « Ils vont jouer leur match, prendre leur temps, tom­ber, le match va être chiant», ré­sume An­toine Griez­mann. Le joueur de l’At­lé­ti­co de Ma­drid le dit avec les yeux de l’amour : l’Uruguay, c’est la pro­messe éter­nelle d’un match pour­ri, mais de la pour­ri­ture éle­vée au rang d’oeuvre d’art.

En Uruguay, «le foot est plus im­por­tant que tout. C’est une voie pour trou­ver une sor­tie, un mé­tier pour vivre ou pour sur­vivre, ra­con­tait l’Ar­gen­tin Car­los Bianchi dans Li­bé­ra­tion. Les joueurs de la Cé­leste n’ont pas deux couilles, ils en ont quatre.»

L’atout Her­nan­dez

Des gros tes­ti­cules, donc, mais aus­si des cer­veaux. Car, mal­gré cet en­ga­ge­ment, la Ce­leste n’a pris qu’un seul car­ton jaune de­puis le dé­but du Mon­dial, et n’a ja­mais été aver­tie pour des pro­tes­ta­tions. Les joueurs de Ta­ba­rez savent dis­cer­ner la mince fron­tière entre la pres­sion ami­cale et le har­cè­le­ment mo­ral de l’ar­bitre. Un sa­voir­faire qui res­semble beau­coup à ce­lui de l’At­lé­ti­co, la source ori­gi­nelle de cet ac­cro­cheur Uruguay. La char­nière Go­din-Gi­me­nez y tra­vaille son sens du vice et du pla­ce­ment tous les ma­tins. Ob­ser­va­tion lu­cide de Gus­ta­vo Poyet, en­traî­neur de Bor­deaux et an­cien mi­lieu de la sé­lec­tion uru­guayenne : « Est-ce que Griez­mann a en­vie de jouer contre Go­din et Gi­me­nez ? Je ne crois pas. Go­din, il s’en fout, il va lui don­ner [des coups] quand même. «a fait dix ans que le sys­tème est en place. Je ne dis pas qu’on a la meilleure équipe, mais il n’y en a pas une qui pos­sède notre ca­rac­tère. » Les Bleus se­ront-ils ca­pables de se his­ser au ni­veau d’in­ten­si­té re­quis pour un match comme ça ? Pour le mo­ment, ils n’ont pas eu be­soin d’évo­luer dans ce re­gistre-là. Les Ar­gen­tins étaient bien gra­ti­nés, aus­si, mais ils étaient en re­tard sur tout, même sur les coups qu’ils vou­laient don­ner. «On parle sou­vent du ta­lent dans le foot­ball, mais le plus im­por­tant dans le foot, c’est de souf­frir », re­con­naît Ra­mi. Le re­tour pro­bable de To­lis­so dans le onze de dé­part, pour rem­pla­cer Ma­tui­di sus­pen­du, de­vrait être bé­né­fique pour les Bleus. For­mé à l’école de la cas­tagne lyon­naise, il ne se dé­ro­be­ra pas au contact. L’équipe de France pour­ra aus­si comp­ter sur son contin­gent de Col­cho­ne­ros, avec Griez­mann et Her­nan­dez. Ce der­nier est « vrai­ment une créa­ture de l’en­traî­neur Si­meone, dé­ve­loppe Da­ny, un sup­por­ter de l’At­lé­ti­co. De la puis­sance, de la vi­tesse, du ca­rac­tère… ça peut être joueur im­por­tant contre l’Uruguay.» Le la­té­ral gauche dé­couvre en­core les Bleus, mais il se pointe le pre­mier dès que ça bas­tonne un peu. Un pro­fil in­dis­pen­sable quand il fau­dra al­ler ré­cla­mer un car­ton pour la 36e faute du match sur Ky­lian Mbap­pé.

Paul Pog­ba. Luis Sua­rez.

Les Uru­guayens Die­go go­din, Jo­sé Ma­ria gi­me­nez et Fer­nan­do Mus­le­ra ont été as­sez ma­lins pour ne pas être aver­tis pour pro­tes­ta­tion lors du Mon­dial.

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