«Le fan­tasme est de trou­ver l’équa­tion ul­time »

20 Minutes - - ACTUALITÉ - Pro­pos re­cueillis par Thi­baut Le Gal

Comment les ga­laxies sont-elles nées ? Quelle est la forme de l’uni­vers ? « J’ai osé le pa­ri de rendre moins in­nom­mable le ver­ti­gi­neux mys­tère du monde qui nous en­toure et nous fait », écrit l’as­tro­phy­si­cien Jean-Pierre Lu­mi­net, dans L’Ecume de l’es­pace-temps (éd. Odile Ja­cob), pa­ru jeu­di.

A l’échelle de « l’in­fi­ni­ment grand », des ga­laxies, la re­la­ti­vi­té gé­né­rale d’Al­bert Ein­stein s’ap­plique. Comment ré­su­mer cette théo­rie ?

La théo­rie de la gra­vi­té gou­verne l’uni­vers à très grandes échelles. Ein­stein fait de la gra­vi­té une ma­ni­fes­ta­tion de la cour­bure de l’es­pace-temps. L’es­pace est un tis­su élas­tique, dé­for­mé par la masse des ob­jets, no­tam­ment les pla­nètes.

A l’autre bout, la théo­rie quan­tique, qui dé­crit le com­por­te­ment des atomes, heurte le sens com­mun…

Le monde des par­ti­cules élé­men­taires obéit à des lois contre-in­tui­tives. La mé­ca­nique quan­tique est pro­ba­bi­liste : un ob­jet n’est pas unique mais dans une su­per­po­si­tion d’états.

Pour­quoi vou­loir conci­lier ces deux théo­ries ?

Cette union était né­ces­saire pour trai­ter de la sin­gu­la­ri­té du big bang. Le fan­tasme du théo­ri­cien est de trou­ver l’équa­tion ul­time. Mais ce fan­tasme s’ap­puie aus­si sur le pas­sé, car l’his­toire des sciences montre que l’uni­fi­ca­tion réus­sie des théo­ries est une forme de pro­gres­sion de la connais­sance.

Une tem­pête de nais­sance d’étoiles, cap­tu­rée par le té­les­cope Hubble.

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