24 heures de France 2017

L’équipe JMS sur tous les ter­rains

4x4 Magazine - - Sommaire - Phi­lippe Carles, pho­tos For­cing.

Inau­gu­ré l'an pas­sé, le cir­cuit tout­ter­rain de Fon­taine-Fourches a été re­des­si­né par Jean-Louis Dronne, le créa­teur des 24 Heures tout-ter­rain. D'une dis­tance iden­tique (7,4 km), il était cette an­née moins si­nueux et sur­tout vi­sible à 80 % de­puis la zone pu­blique ins­tal­lée au bord des stands. De même, les mé­ca­nos pou­vaient éga­le­ment bien suivre leurs au­tos sur la piste, ce qu'ils ap­pré­cient. Après des es­sais le sa­me­di ma­tin aux ho­raires re­tar­dés à cause d'une grosse pluie noc­turne, le dé­part était don­né à 16 heures pré­cises, pour un double tour d'hor­loge in­té­gra­le­ment ef­fec­tué. Comme il n'y a eu au­cune neu­tra­li­sa­tion ou sor­tie du sa­fe­ty-car, le nombre de tours ef­fec­tués est en très no­table aug­men­ta­tion : 211 boucles ont été ef­fec­tuées par les vain­queurs, contre 193 en 2016.Ar­ro­sé de nou­veau par deux averses tom­bées le sa­me­di après­mi­di, la piste était bien da­mée et tou­jours rou­lante, et en l'ab­sence de pous­sière les pi­lotes se sont ré­ga­lés jus­qu'au bout.

Plus de concur­rents

Le nombre des en­ga­gés est lui aus­si re­par­ti à la hausse, toutes les équipes ha­bi­tuelles étant là, dont les lea­ders du cham­pion­nat de France d'en­du­rance tout-ter­rain. Pas de chance pour ceux­ci, Bou­tron et Billaut qui avaient re­çu le ren­fort du vé­loce Laurent Fou­quet : la boîte de vi­tesse de leur pro­to So­di­cars cas­sait, les contrai­gnant à l'aban­don le di­manche ma­tin. Avec de nom­breux chan­ge­ments de lea­ders, la course fut très in­dé­cise pen­dant plus de la moi­tié de l'épreuve. Le di­manche ma­tin, le pro­to BMC à mo­teur BMW 4 cy­lindres 2 litres bi­tur­bo construit par Jean-Marc Sch­mitt se re­trou­va en tête avec un tour d'avance sur ses pour­sui­vants. Ses quatre pi­lotes, Serge et Alexandre Fin­kel­stein (père et fils), Ni­co­las Cler­get et Louis Lauilhe, tous an­ciens vain­queurs d'épreuves de 24 Heures en France ou au Por­tu­gal, ont su adop­ter un rythme idéal, ra­pide tout en éco­no­mi­sant la mé­ca­nique, et la vic­toire leur re­ve­nait sans sur­prise.« Mal­gré des condi­tions dif­fi­ciles, nous sommes tou­jours res­tés se­reins », es­ti­mait JeanMarc Sch­mitt. « Ce fut une belle ba­garre jus­qu'au bout avec d'autres teams que je dois fé­li­ci­ter pour leur spor­ti­vi­té. De ce point de vue-là, ce fut l'une des meilleures édi­tions des 24 Heures tout-ter­rain. Notre pro­to avait été re­fait à neuf avant le dé­part, et en course nous avons su an­ti­ci­per les pro­blèmes.Ain­si nous nous sommes ar­rê­tés vingt mi­nutes le di­manche ma­tin pour un contrôle to­tal de l'au­to, et ce fut payant. » A l'in­verse, l'équipe An­drade Com­pé­ti­tion, qui avait ga­gné l'an der­nier, a connu une course à han-

di­cap, la fai­sant échouer à un tour des vain­queurs : « Mal­gré tout, je suis très fier de mon équipe qui a ef­fec­tué une su­perbe re­mon­tée mal­gré de nom­breux sou­cis. A cause d'un ton­neau à basse vi­tesse, d'une cre­vai­son et sur­tout d'un al­ter­na­teur dé­faillant, qui était pour­tant neuf, nous avons dû at­ta­quer sans cesse pour rat­tra­per le temps per­du et re­mon­ter jus­qu'à cette deuxième place », ex­pli­quait Ma­rio An­drade, dont l'au­to s'est ad­ju­gé un su­perbe re­cord du tour (5'32''), à la moyenne de 80 km/h ! Sou­li­gnons en­fin que, pour la pre­mière fois, un SSV a pris la tête de l'épreuve, à la fa­veur certes d'une grosse averse ayant inon­dé le cir­cuit. Dans ces condi­tions de glisse ex­trême et d'adhé­rence pré­caire – et avec au vo­lant des pi­lotes du ca­libre de Cy­ril Despres (pi­lote of­fi­ciel Peu­geot Sport) ou Jé­ré­mie War­nia (mul­tiple cham­pion de France de quad) – le Ya­ma­ha 1000R en­ga­gé par l'im­por­ta­teur fran­çais tour­nait plus vite que les pro­tos 4x4 ! Mais en­suite, ce dia­bo­lique en­gin ren­trait un peu dans le rang... avant d'aban­don­ner le di­manche ma­tin, châs­sis cas­sé ! Peut-être avait-il été sol­li­ci­té au-de­là de ses li­mites. La ca­té­go­rie SSV, qui at­tire de plus en plus de concur­rents, était fi­na­le­ment rem­por­tée par un autre Ya­ma­ha 1000R, pi­lo­té par l'équi­page Mante-Trem­blay-Pa­gand-Kruk­ly, avec à la clé une très hon­nête dixième place au scratch.

Par­ti en pre­mière ligne, le pro­to 4x4 de l'équipe RM Sport, conduit par la fa­mille Cas­tan, Bu­jon et Sou­las, ter­mine troi­sième après une course sans his­toire.

Si Alexandre et Serge Fin­kel­stein, ain­si que Ni­co­las Cler­get, ont dé­jà ins­crit leurs noms au pal­ma­rès, c'est une « pre­mière » pour Louis Lauilhe (à droite).

Le « fran­co­por­tu­gais » Ma­rio An­drade es­pé­rait re­nou­ve­ler son suc­cès de l'an­née der­nière. Mais son au­to, bien que la plus ra­pide en piste, a ac­cu­mu­lé les pe­tits sou­cis...

Faute de bud­get, le team JMS ne peut dis­pu­ter le cham­pion­nat de France d'en­du­rance tout-ter­rain mais ne rate ja­mais les 24 Heures TT. Une épreuve qui lui réus­sit bien...

Moins ra­pide que les pro­tos 4x4, le Bow­ler Wild­cat a tou­jours sa place dans cette course, à l'ins­tar du team Le­roy qui ter­mine à la hui­tième place.

Le Bow­ler n° 10 du team So­frat s'est his­sé à une très belle sixième place.

Avec un en­gin pré­pa­ré pour le ral­lye-raid, Ser­ra­do­ri, Bé­ziat et Char­bon­nier montent sur la troi­sième marche du po­dium.

Jo­ri­gné et Ber­lines, vic­to­rieux en 2 roues mo­trices, visent un nou­veau titre de cham­pions de France dans cette ca­té­go­rie.

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