Li­mi­ter l’ef­fet de le­vier

Action Future - - Trading -

Le mar­ché des changes étant en réa­li­té beau­coup moins vo­la­til que les mar­chés bour­siers, le risque de perte est exa­cer­bé par l’ef­fet de le­vier pro­hi­bi­tif pro­po­sé par la plu­part des cour­tiers, les­quels ne vous in­citent pas réel­le­ment à la pru­dence. Ne pas s’ex­po­ser da­van­tage à la va­ria­tion d’une de­vise spé­ci­fique qu’à hau­teur de son dé­pôt per­met de conser­ver le contrôle sans ris­quer des pertes im­por­tantes puis­qu’à l’in­verse d’une so­cié­té co­tée, il est peu pro­bable qu’une mon­naie dis­pa­raisse. ra­le­ment le reste des don­nées his­to­riques dis­po­nibles) pour éta­blir son po­ten­tiel. Mal­heu­reu­se­ment de nom­breux pro­gram­meurs ama­teurs se privent de cette op­por­tu­ni­té en uti­li­sant une ap­proche in­verse, c’est-à-dire en fa­bri­quant une stra­té­gie à par­tir de l’en­semble des da­tas à leur dis­po­si­tion. Et comme le fu­tur se­ra dif­fé­rent du pas­sé, leur mé­thode ne ré­agi­ra pas du tout comme at­ten­du. Sau­ter ré­gu­liè­re­ment d’une stra­té­gie à l’autre à la fa­veur de celle qui pré­sente de bons ré­sul­tats sur la pé­riode ré­cente est le meilleur moyen d’em­pi­ler les draw­downs les uns après les autres.

Par­tie 3 : la psy­cho­lo­gie

tra­ding. S’as­su­rer quo­ti­dien­ne­ment que B soit hors d’état de nuire est donc fon­da­men­tal pour réus­sir. Une pre­mière étape pré­ven­tive consiste à iden­ti­fier et à li­mi­ter les causes qui fa­vo­risent l’ap­pa­ri­tion de B. Voi­ci quelques pistes : -La fa­tigue Une ac­ti­vi­té de tra­ding est si exi­geante psy­cho­lo­gi­que­ment et phy­sio­lo­gi­que­ment que la réa­li­té est bien loin­taine des cli­chés qui en­tourent le mythe du Gol­den Boy des an­nées 80. Si vous croi­sez un cam­biste en boîte de nuit à 4 h du ma­tin en pleine se­maine, il s’agit très pro­ba­ble­ment d’un cour­tier et non d’un tra­der. Un tra­der pro­fes­sion­nel se rap­proche da­van­tage d’un spor­tif de haut ni­veau. Il sur­veille son hy­giène de vie, il fait du sport, mange sai­ne­ment et se couche tôt de fa­çon à as­su­rer la pré­do­mi­nance de A. -La baisse de mo­ral Qu’elle soit pro­vo­quée par la fa­tigue, l’environnement so­cial, fa­mi­lial, pro­fes­sion­nel ou en­core par une pé­riode de pertes, elle re­pré­sente un frein in­dé­niable à la do­mi­na­tion de A. S’éloi­gner des mar­chés, le temps de re­nouer avec l’apai­se­ment et la lu­ci­di­té reste alors la meilleure chose à faire. Mieux vaut ces­ser d’agir plu­tôt que d’ag­gra­ver la si­tua­tion. -Le manque de confiance Ne pas croire en sa mé­thode pose un pro­blème ma­jeur à la plu­part des in­ves­tis­seurs car ce­la les pousse à s’écar­ter des règles ini­tia­le­ment dé­fi­nies au pro­fit de dé­ci­sions beau­coup plus ha­sar­deuses où B pren­dra in­va­ria­ble­ment la main. Pour cette rai­son, il n’est pas conseillé d’ap­pli­quer les conseils, les stra­té­gies ou les si­gnaux d’une tierce per­sonne, plus dif­fi­ciles à res­pec­ter et à as­su­mer à terme. - L’am­pleur des en­jeux Ce­lui-ci est di­rec­te­ment lié à la taille de tran­sac­tion et donc à la ges­tion du risque. Si vous souf­frez dès lors que le mar­ché dé­cale de quelques points,

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