EASE OF MO­VE­MENT

Action Future - - Analyse Technique -

Comme le pré­cé­dent in­di­ca­teur, l’Ease of Mo­ve­ment a la par­ti­cu­la­ri­té d’uti­li­ser conjoin­te­ment les vo­lumes et les cours. Dé­ve­lop­pé et pré­sen­té par Ri­chard W. Arms, Jr., au­teur pro­li­fique en ana­lyse tech­nique à qui l’on doit la re­pré­sen­ta­tion en equi­vo­lume. MV= [((H + B)/2) - ((Hp + Bp)/2)] / (V/(H - B)) x 10.000 H = Plus haut de la pé­riode B = Plus bas de la pé­riode Hp = Plus haut de la pé­riode pré­cé­dente Bp = Plus bas de la pé­riode pré­cé­dente V = Vo­lume de la pé­riode cou­rante L’in­di­ca­teur s’étu­die par rap­port à sa ligne neutre, dite « ze­ro line » . Une va­leur éle­vée de l’Ease of Mo­ve­ment ( su­pé­rieure à la ligne neutre) est la consé­quence d’une hausse des cours dans de pe­tits vo­lumes. À l’in­verse, cette va­leur se­ra faible dans le cas d’une baisse des cours avec des vo­lumes mo­dé­rés. Si les cours ne va­rient pas ou si les va­ria­tions de cours se font avec des vo­lumes im­por­tants alors l’in­di­ca­teur au­ra une va­leur proche de zé­ro. Les va­ria­tions de l’in­di­ca­teur Ease of Mo­ve­ment sont er­ra­tiques, aus­si est-il per­ti­nent de l’as­so­cier à une moyenne mo­bile à 14 jours pour iden­ti­fier des si­gnaux de re­tour­ne­ment. (voir fi­gure) L’Ease of mo­ve­ment a pour lui sa sim­pli­ci­té d’uti­li­sa­tion et s’avère per­ti­nent lorsque les tendances sont fortes. Mais il souffre d’un manque de per­ti­nence lors des pé­riodes de tra­ding range. Les in­di­ca­teurs sur vo­lumes ne sont pas in­faillibles, loin s’en faut. Les stra­té­gies ba­sées sur les seuls vo­lumes sont su­jettes à de nom­breux faux si­gnaux. Leur in­té­rêt est de les étu­dier conjoin­te­ment avec l’évo­lu­tion des cours. Dans la fi­gure 6, nous avons ap­pli­qué un Chai­kin Os­cil­la­teur avec une moyenne mo­bile à 20 pé­riodes et l’OBV sur le gra­phique d’Apple en don­nées heb­do­ma­daires. Dé­but 2013, les cours sont orien­tés à la baisse alors que l’in­di­ca­teur de Chai­kin aug­mente, des­si­nant une di­ver­gence haus­sière qui alerte sur la pos­si­bi­li­té d’une fin de baisse. Re­pé­rer ce type de confi­gu­ra­tion per­met de peau­fi­ner sa stra­té­gie d’en­trée (sur un gra­phique quo­ti­dien). Le dé­pas­se­ment de la moyenne mo­bile vient confir­mer un scé­na­rio de re­tour­ne­ment haus­sier. Au cours de l’an­née 2014, la hausse est sou­te­nue, au-des­sus de la moyenne mo­bile à 20 jours et l’in­di­ca­teur de Chai­kin évo­lue en zone d’ac­cu­mu­la­tion. L’OBV évo­lue dans un canal as­cen­dant qui ac­com­pagne la ten­dance de fond. La pro­gres­sion des flux de ca­pi­taux ali­mente la hausse, la ten­dance est saine. Les po­si­tions d’achat sont main­te­nues. En 2015, le titre at­teint un som­met et se heurte à une zone de ré­sis­tance qui se confirme sur une lec­ture en his­to­gramme ( voir Fi­gure 2). Le re­pli de l’os­cil­la­teur de Chai­kin et le si­gnal bais­sier sur l’OBV mettent en alerte sur un chan­ge­ment de consen­sus et in­vitent à al­lé­ger ses po­si­tions. Le­quel si­gnal est en­suite confir­mé par la rup­ture de la moyenne mo­bile, les po­si­tions sont in­ver­sées. En conclu­sion, l’ana­lyse des vo­lumes est in­con­tour­nable lorsque l’on étu­die une ac­tion. Les cours re­pré­sentent un consen­sus à un ins­tant t, les vo­lumes sont le re­flet des in­ten­tions du mar­ché, ils me­surent l’in­ten­si­té ou l’ur­gence qui se cache der­rière un mou­ve­ment de prix. Cette der­nière don­née est es­sen­tielle car les vo­lumes ap­portent une in­for­ma­tion in­dé­pen­dante des prix et offrent une ap­proche plus fine de la psy­cho­lo­gie des mar­chés. C’est en ce sens qu’ils sont in­dis­pen­sables.

Fi­gure 6 : Exemple d’uti­li­sa­tion du Chai­kin os­cil­la­teur et de l’OBV

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