Les ta­Lents.

AD - - SOMMAIRE - Par Ma­rion Bley, pho­tos Phi­lippe Gar­cia.

L’an­ti­quaire Flo­ren­ceence Florence Lopez et le dé­co­ra­teur Ch­ris­tian Liaigre conjuguent leurs ta­lents pour créer une nouvelle ga­le­rie pa­ri­sienne. Un lieu rare.

Quand deux fortes per­son­na­li­tés de la dé­co­ra­tion s’unissent pour ima­gi­ner une ga­le­rie écrin ac­cueillant leurs dé­cou­vertes et leurs créa­tions, on peut s’at­tendre à des étin­celles. De ta­lent, bien sûr.

L’an­ti­quaire Florence Lopez et le dé­co­ra­teur Ch­ris­tian Liaigre sont amis de­puis long­temps. Pro­fes­sion­nel­le­ment, on pour­rait pen­ser que tout les sé­pare : elle, élec­tron libre, est une en­sem­blière, ex­cel­lente co­lo­riste, scé­no­graphe fan­tasque et fan­tai­siste de mai­sons à ca­rac­tère ; l’autre, star in­ter­na­tio­nale, suit de­puis tou­jours et avec dé­ter­mi­na­tion sa ligne créa­tive, pro­po­sant un uni­vers chic et plu­tôt épu­ré qui s’ex­porte par­tout dans le monde. Elle suit de­puis des an­nées ses clients fi­dèles, tel le glam couple

Gainsbourg-At­tal, au fil de leurs mai­sons, la der­nière en date à New York. Lui en­chaîne les gros pro­jets in­ter­na­tio­naux, les yachts spor­tifs, les ré­si­dences pri­vées et les hô­tels chics, le der­nier en date pour Jean-Louis Costes. Tout les sé­pare ? C’est comp­ter sans l’ami­tié et le brin de fo­lie qui les fait s’as­so­cier, en cette ren­trée, dans un sho­wroom dé­nom­mé « Florence Lopez An­ti­qui­tés pour Ch­ris­tian Liaigre ». L’idée étant de tra­vailler à quatre mains pour ima­gi­ner le lieu où les meubles que dé­niche Florence ren­con­tre­ront les créa­tions de Ch­ris­tian, en toute har­mo­nie. S’of­frir la li­ber­té d’une aven­ture com­mune, en somme. D’où un jeu de ping-pong entre nos deux pro­ta­go­nistes, qui se sont échan­gé et ren­voyé leurs idées ces der­niers mois. Pour abou­tir à ce dé­cor, à dé­cou­vrir im­mé­dia­te­ment et jus­qu’au prin­temps (où il se­ra re­nou­ve­lé) ; il offre une at­mo­sphère très par­ti­cu­lière, celle d’un petit salon-ca­bi­net où l’on s’ins­tal­le­rait pour lire et re­ce­voir quelques amis in­times, quelque chose entre la Rus­sie de Tche­khov et la Vienne de la Sé­ces­sion. Un uni­vers pa­ti­né de ré­fé­rences, mais où les ob­jets et les meubles s’offrent d’eux-mêmes : par leur beau­té, et pas seu­le­ment par la force de leurs si­gna­tures. Un vrai tra­vail d’al­chi­mie – comme l’ami­tié fi­na­le­ment.

À VOIR

Florence Lopez An­ti­qui­tés pour Ch­ris­tian Liaigre, sur ren­dez-vous au 61, rue de Va­renne, 75007 Pa­ris, tél. : 01 47 53 78 76 www.ch­ris­tian- liaigre. fr www. flo­ren­ce­lo­pez.com

Florence lopez et Ch­ris­tian liaigre posent de­vant un bu­reau tra­vaillé à la gouge d’Ot­to Wret­ling, 1910, elle as­sise sur une chaise de Ri­chard Rie­mer­sch­mid, 1906. Lampe-sculp­ture en bois et cuivre de l’Ate­lier Hei­fetz, 1940. Au mur, une gouache de Ge­ne­viève Claisse, 1970.

Sur fond de dé­cor mu­ral ins­pi­ré d’un projet de So­nia De­lau­nay, 1917, une che­mi­née Art dé­co, pièce de dé­cor de théâtre en bois et cuir clou­té à che­nets de cuivre. Elle est en­ca­drée par une paire de mi­roirs en bois, Prague 1905. De­vant, un fau­teuil (d’une paire) de Joe Co­lom­bo, cir­ca 1960. Au pre­mier plan, une table Fold en bronze (Éric Sch­mitt pour Ch­ris­tian Liaigre). Vase en cé­ra­mique et cen­drier chi­nés (Florence Lopez Col­lec­tion).

Cô­té vi­trine, un ca­na­pé de Har­vey Prob­ber, fin 1950, s’étend jus­qu’au mur peint, comme les cor­niches (Ch­ris­tian Liaigre) et le pla­fond, d’un vert éme­raude com­po­sé par Florence Lopez. Sur une ta­blette la­quée vert et ar­gent de Paul Frankl, 1925, un cen­drier (Ch­ris­tian Liaigre). À cô­té de la sus­pen­sion à sys­tème au­tri­chienne, 1910, une grande huile Cercles H NAD de Ge­ne­viève Claisse. Sur le bu­reau, une lampe de Tho­mas Le­mut (Florence Lopez Col­lec­tion). Au sol, un grand ta­pis Art dé­co, 1920. Der­rière le store, une lampe Per­ro­quets (d’une paire) en cris­tal de roche, 1960.

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