En­si­gn Jack Er­nie

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Le mythe des « Jol­ly Ro­gers » re­po­se­rait aus­si sur Jack Er­nie, un en­seigne de vais­seau de la VF- 17 qui connut un sort tra­gique lors de la ba­taille d’Oki­na­wa. Le 1er avril 1945, aux com­mandes de son Cor­sair, il était at­ta­qué par deux Ze­ro, mais un pro­blème mo­teur l’em­pê­cha de dé­ga­ger. Il fit face et se dé­fend vaillam­ment, abat­tant même un de ses ad­ver­saires. Mal­heu­reu­se­ment, l’autre réus­sit à prendre le des­sus et le chas­seur amé­ri­cain fut at­teint par des ra­fales pré­cises. Alors qu’il plon­geait vers son fu­neste des­tin, le pi­lote par­vint à trans­mettre deux der­niers mes­sages à la ra­dio : « Skip­per, I can’t get out » ( com­man­dant, je ne peux pas sor­tir) ; et, après une courte pause, « Re­mem­ber me with the Jol­ly Ro­gers » ( sou­ve­nez- vous de moi comme membre des « Jol­ly Ro­gers » ) . Pour sa bra­voure, l’En­si­gn Er­nie re­çut la Na­vy Cross à titre post­hume. Plu­sieurs an­nées après la fin de la guerre, la dé­pouille de Jack fut ré­cu­pé­rée par sa fa­mille qui dé­ci­da de conser­ver son crâne et ses ti­bias dans un coffre en verre et en bois qu’elle of­frit en­suite à la VF- 84, afin de per­pé­tuer le sou­ve­nir du pi­lote et ho­no­rer ain­si sa der­nière vo­lon­té. De­puis lors, Jack Er­nie oc­cupe une place spé­ciale dans la vie des « Jol­ly Ro­gers » et suit tous leurs dé­pla­ce­ments. Le coffre est confié au Bones Control Of­fi­cer ( of­fi­cier de contrôle des os­se­ments...), le pi­lote le plus jeune de la flot­tille. Sa res­pon­sa­bi­li­té est im­mense, car les risques de kid­nap­ping par les membres d’autres uni­tés sont bien réels, plu­sieurs ten­ta­tives sé­rieuses étant en­re­gis­trées chaque an­née. Le pro­blème, c’est que la ma­rine amé­ri­caine ne semble pas être en me­sure de ga­ran­tir l’au­then­ti­ci­té de ce crâne et de ces ti­bias, ni même, se­lon cer­taines sources, d’avan­cer une preuve de l’exis­tence de Jack Er­nie. Et si tout ce­la n’était qu’une lé­gende sa­vam­ment en­tre­te­nue par les « Jol­ly Ro­gers » ?... hé­li­co­ptères ou bom­bar­diers), du gui­dage des frappes, et aus­si de la mise en oeuvre de la nou­velle na­celle ATFLIR ( Ad­van­ced Tar­ge­ting For­ward Loo­king In­fra­red) of­frant une por­tée de dé­tec­tion et une ré­so­lu­tion in­édites pour l’illu­mi­na­tion de cibles lors d’une at­taque à l’ar­me­ment gui­dé la­ser.

La pos­si­bi­li­té de dé­cou­pler les cock­pits avant et ar­rière du F/ A- 18F contri­bue à ac­croître son ef­fi­ca­ci­té mi­li­taire. « Lors de mis­sions com­plexes, les deux membres d’équi­page peuvent af­fi­cher sur leurs vi­sua­li­sa­tions res­pec­tives des don­nées dif fé­rentes afin de me­ner en pa­ral­lèle des tâches com­plé­men­taires, ex­plique le Lieu­te­nant Bryan Lingle, pi­lote à la VFA- 103. Par exemple, je peux me concen­trer sur le pi­lo­tage, la na­vi­ga­tion et la sur­veillance des me­naces aé- riennes, alors que l’of fi­cier du sys­tème d’armes pré­pare une frappe avec des ar­me­ments air- sol. En mis­sion de r econ­nais­sance, il vi­sua­li­se­ra en vol les images, sé­lec­tion­ne­ra les plus in­tér es­santes et les trans­met­tra par liai­son de don­nées. Le sys­tème est très flexible d’em­ploi, et rien n’est fi­gé dans la ré­par­ti­tion des rôles. C’est l’une des vraies plus- va­lues du “Rhi­no”, un avion ima­gi­né dès le dé­but pour les mis­sions mul­ti­rôles. »

L’Irak et l’Afghanistan

Les Su­per Hor­net de la VFA- 103 ont été en­ga­gés au com­bat en Irak et en Afghanistan à de nom­breuses re­prises de­puis 2006. Ré­cem­ment, le CVN 69 et son groupe aé-

Su­per Hor­net

Hor­net

Ci- des­sus : les et

ont été tas­sés au mi­lieu du pont afin de li­bé­rer de l’es­pace à l’ar­rière pour une no­ria d’hé­li­co­ptères lors d’un ra­vi­taille­ment à la mer. Ci- contre : F/ A- 18F ar­mé en cours de ten­sion­ne­ment sur l’une des deux ca­ta­pultes la­té­rales de l’Ei­sen­ho­wer.

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