Hol­lan­dais vo­lants

Le dé­ta­che­ment hé­li­co de la KLu au Ma­li.

Air Fan - - Sommaire - par Er­wan de Che­ri­sey

Comp­tant cent sept mi­li­taires is­sus du 298 Squa­dron sur Chi­nook, du 301 Squa­dron sur Apache et de plu­sieurs autres uni­tés de la Ko­nink­lijke Lucht­macht ( KLu ou Force aé­rienne néer­lan­daise), l’HELIDET a pour mis­sion de four­nir une ca­pa­ci­té de re­con­nais­sance et de ren­sei­gne­ment à la Mi­nus­ma ain­si qu’un sou­tien Me­de­vac.

Les quatre AH- 64D ont été les pre­miers à re­joindre Gao, en mai 2014, afin de com­plé­ter le dé­ta­che­ment de ren­sei­gne­ment en­ga­gé par La Haye, com­pre­nant une com­pa­gnie ISR ( ren­sei­gne­ment, sur­veillance et re­con­nais­sance) et un Groupe ter­restre d’opé­ra­tions spé­ciales ( SOLTG). Six mois plus tard, trois CH- 47D vinrent les épau­ler avec pour mis­sions les éva­cua­tions aé­ro­mé­di­cales et le trans­port : « Une dé­ci­sion ren­due né­ces­saire par la na­ture de la zone de res­pon­sa­bi­li­té du SOLTG qui s’étend à tout le nord du Ma­li, sur plus de 800 000 km 2 » , pré­cise le lieu­te­nant- co­lo­nel Hans A..., pa­tron de l’HELIDET au mo­ment de notre vi­site, en juin 2015.

Le 20 jan­vier 2015, prises à par­tie par les armes lourdes du Mou­ve­ment na­tio­nal de li­bé­ra­tion de l’Aza­wad ( MNLA), les troupes de l’ONU dé­ployées dans la ville de Ta­ban­kort de­man­dèrent l’ap­pui d’un Apache. L’équi­page ef­fec­tua un tir de se­monce pour contraindre les re­belles toua­regs à rompre le com­bat, puis, de­vant leur ré­sis­tance, ti­ra un mis­sile AGM- 114 Hell­fire sur un pick- up. Cinq re­belles furent tués et les autres se dis­per­sèrent. Si cette ac­tion en­traî­na une vague de pro­tes­ta­tions de la part du MNLA, elle rap­pe­la que la Mi­nus­ma était ca­pable de se dé­fendre contre toute agres­sion.

A peine deux mois plus tard, le 17 mars, l’AH- 64D Q- 15 s’écra­sa au cours d’un exer­cice d’en­traî­ne­ment à une ving­taine de ki­lo- mètres de Gao, cau­sant la mort de ses deux oc­cu­pants. Les vols furent sus­pen­dus le temps de dé­ter­mi­ner les causes du crash, les opé­ra­tions aé­riennes re­pre­nant à par­tir du 8 mai, après les ré­sul­tats de l’en­quête tech­nique qui poin­ta un dysfonctionnement d’un des ac­tua­teurs per­met­tant de mo­di­fier l’angle d’at­taque des pales du ro­tor prin­ci­pal. A la mi- juin, les Apache avaient ac­cu­mu­lé 1 322 heures de vol tan­dis que les Chi­nook avaient dé­pas­sé les 767 heures.

For­ma­tion so­lide

Avant d’opé­rer au sein de l’HELIDET, les équi­pages suivent un en­traî­ne­ment spécial afin de les pré­pa­rer au « brown- out » , la perte to­tale de vi­si­bi­li­té à l’at­ter­ris­sage en en­vi­ron­ne­ment pous­sié­reux, quand l’hé­li­co­ptère est pris dans une bulle de sable et de dé­bris divers gé­né­rée par le souffle de ses ro­tors. Cer­tains pi­lotes ef­fec­tuent aus­si un com­plé­ment de for­ma­tion au vol en mon­tagne par temps chaud et aux mis­sions noc­turnes, en fonc­tion de leur ex­pé­rience.

L’exer­cice « Black Scor­pion » , or­ga­ni­sé aux Pays- Bas, per­met en­suite de fi­na­li­ser la pré­pa­ra­tion en si­mu­lant les pro­fils de mis­sion et les si­tua­tions sus­cep­tibles d’être ren­con­trées au Ma­li. Il com­prend deux phases d’une se­maine, la pre­mière cen­trée sur les pro­cé­dures de pla­ni­fi­ca­tion et d’état- ma­jor, la se­conde consa­crée à la di­men­sion opé­ra­tion­nelle. Pour le pa­tron de l’HELIDET, c’est l’oc­ca­sion d’éta­blir le con­tact avec son ho­mo­logue des Forces spé­ciales et de mieux ap­pré­hen­der les pro­to­coles ONU. A no­ter que la co­hé­sion entre les équi­pages d’Apache et de Chi­nook est ex­cel­lente, car ils ont sui­vi un cur­sus com­mun aux EtatsU­nis sur Bell TH- 57 et OH- 58, à Fort Ru­cker, avant de re­joindre Fort Hood pour leur trans­for­ma­tion sur AH- 64 ou CH- 47. Cer­tains peuvent donc faire par­tie de la même pro­mo­tion.

Condi­tions ex­trêmes

Avec des tem­pé­ra­tures su­pé­rieures à 40 ° C en été pen­dant la jour­née, la cha­leur est l’une des prin­ci­pales dif­fi­cul­tés ren­con­trées par les hé­li­co­ptères opé­rant au Ma­li. Mal­gré la puis­sance de ses deux tur­bines de 1 900 ch, l’Apache ne peut dé­col­ler avec sa charge maxi­male d’ar­me­ment. De même, le Chi­nook voit sa ca­pa­ci­té d’em­port ré-

duite, et s’ar­ra­cher du tar­mac avec dix- sept pas­sa­gers et du car­bu­rant sup­plé­men­taire re­vient à pous­ser la ma­chine à ses li­mites. La pous­sière, om­ni­pré­sente, est une autre source de pro­blèmes, al­té­rant gran­de­ment la vi­si­bi­li­té au sol ( points de re­père) et en vol ( ho­ri­zon) : à l’at­ter­ris­sage, le risque de brown- out est qua­si per­ma­nent et consti­tue un autre facteur de ten­sion pour les équi­pages. Les pi­lotes néer­lan­dais adoptent un pro­fil de vol dit « flexible » , adap­tant leur al­ti­tude de fa­çon à être af­fec­tés le moins pos­sible. La me­nace la­tente que re­pré­sentent les armes lé­gères pour les aé­ro­nefs les conduit éga­le­ment à évo­luer de fa­çon im­pré­vi­sible afin de com­pli­quer au­tant que faire se peut la tâche d’un éven­tuel ti­reur.

L’AH- 64 au Ma­li

Au Ma­li, les AH- 64D de la KLu rem­plissent deux mis­sions prin­ci­pales : l’es­corte des CH- 47D de l’HELIDET ou de convois ter­restres, et la re­con­nais­sance ( l’Apache est avant tout un hé­li­co­ptère d’at­taque, mais il ex­celle aus­si dans le ren­sei­gne­ment grâce à ses nom­breux sen­seurs). Ils sont tous au stan­dard Block I, avec cer­taines mo­di­fi­ca­tions propres aux ap­pa­reils néer­lan­dais, et n’em­portent pas le ra­dar de contrôle de tir AN/ APG- 78 Long­bow conçu par Nor­throp Grum­man et Lock­heed Martin, bien qu’ils soient câ­blés pour. En re­vanche, ils sont do­tés du M- TADS/ PNVS Ar­row­head, la ver­sion mo­der­ni­sée du vi­seur d’ac­qui­si­tion et de dé­si­gna­tion de cibles/ sys­tème de vi­sion noc­turne dé­ve­lop­pé par Lock­heed Martin. Cet équi­pe­ment est consti­tué de deux ensembles op­tro­niques. La tou­relle su­pé­rieure, des­ti­née à as­sis­ter l’équi­page dans le pi­lo­tage de l’hé­li­co­ptère, com­prend le PNVS et un FLIR haute dé­fi­ni­tion ; les images re­cueillies sont pro­je­tées sur l’un des écrans à cris­taux li­quides du cock­pit ou di­rec­te­ment sur les vi­sières de casque. La tou­relle in­fé­rieure en­globe les sys­tèmes de visée pour l’ar­me­ment, dont un FLIR haute ré­so­lu­tion à quatre champs de vi­sion, une ca­mé­ra vi­déo diurne, un té­lé­mètre/ dé­si­gna­teur la­ser et un dé­tec­teur de taches la­ser, qui au­to­risent le tir de pré­ci­sion de jour et de nuit par tous les temps ; le FLIR est éga­le­ment un ou­til idéal d’iden­ti­fi­ca­tion de cibles et per­met d’ob­te­nir une image de qua­li­té des ob­jec­tifs à des dis­tances de plus de douze ki­lo­mètres.

Les Apache volent en confi­gu­ra­tion d’ar­me­ment stan­dard, soit un lance- ro­quettes LAU- 68 à dix- neuf pro­jec­tiles de 70 mm, deux mis­siles AGM- 114 et le ca­non M230 de 30 mm. Comme nous l’avons sou­li­gné, de­puis leur ar­ri­vée au Ma­li, ils n’ont ou­vert le feu en com­bat qu’une seule fois, car leur mis­sion prin­ci­pale est le re­cueil de ren­sei­gne­ment, leurs nom­breux cap­teurs leur per-

met­tant de me­ner à bien des vols de re­con­nais­sance loin­taine même avec une vi­si­bi­li­té li­mi­tée. En com­plé­ment de l’Ar­row­head, les équi­pages em­portent un ap­pa­reil pho­to re­flex nu­mé­rique avec un ob­jec­tif à longue fo­cale afin de pou­voir pho­to­gra­phier tout per­son­nel, tout vé­hi­cule, tout bâ­ti­ment sus­pect. Des ca­mé­ras GoP­ro sont mon­tées sur leurs casques, en­re­gis­trant chaque vol pour dis­po­ser d’un do­cu­ment vi­déo com­plé­men­taire lors des dé­brie­fings.

Si la me­nace sol- air au Ma­li s’est jus­qu’à pré­sent li­mi­tée aux armes d’in­fan­te­rie, mi­trailleuses lé­gères et lourdes, les AH- 64D n’en sont pas moins équi­pés d’une bat­te­rie de contre- me­sures élec­tro­niques cen­trée au­tour de l’AMASE ( Apache Mo­du­lar Air­craft Sur­vi­va­bi­li­ty Equip­ment) conçu par la so­cié­té da­noise Ter­ma AS. Cet « équi­pe­ment mo­du­laire de sur­vi­va­bi­li­té pour aé­ro­nef Apache » re­pose sur deux pods ins­tal­lés à chaque ex­tré­mi­té des moi­gnons d’aile. Il est construit au­tour du sys­tème de ges­tion de guerre élec­tro­nique in­té­gré AN/ ALQ- 213 ( V) et com­prend un sys­tème d’alerte mis­sile et des éjec­teurs de leurres IR dont la mise en oeuvre est au­to­ma­ti­sée. Un dé­tec­teur d’alerte ra­dar/ la­ser et un sys­tème de CME IR AN/ ALQ- 144A( V) 3 om­ni­di­rec­tion­nel sont éga­le­ment mon­tés sur les hé­li­co­ptères, de même que des râ­te­liers de lar­gage de leurres élec­tro­ma­gné­tiques. Par ailleurs, les sièges de l’équi­page, le plan­cher du cock­pit et les ré­ser­voirs in­ternes de car­bu­rant

sont blin­dés pour ré­sis­ter aux im­pacts d’armes lé­gères. En­fin, les pi­lotes portent sys­té­ma­ti­que­ment des gi­lets pare- balles ni­veau III/ IIIA.

Chi­nook sur le Sa­ha­ra

Le trois Chi­nook de l’HELIDET ac­com­plissent avant tout des mis­sions Me­de­vac au pro­fit des forces hol­lan­daises et des autres contin­gents de l’ONU, mais aus­si de la po­pu­la­tion ma­lienne. La prio­ri­té étant d’as­su­rer la prise en charge du pa­tient par un hô­pi­tal Rôle II dans les deux heures sui­vant sa bles­sure, ils sont par­fois dé­ployés sur des bases avan­cées, en ap­pui de cer­taines mis­sions ter­restres, afin que l’éva­cua­tion puisse être exé­cu­tée dans les dé­lais pres­crits. Les hé­li­cos bi­ro­tors sont éga­le­ment sol­li­ci­tés pour des vols de trans­port et de lo­gis­tique lors des­quels leur vaste soute et leur ca­pa­ci­té d’em­port de charges sous élingue font mer­veille.

Au Ma­li, les CH- 47D sont ar­més de deux ou trois mi­trailleuses lé­gères FN MAG de 7,62 mm et do­tés de blin­dages sup­plé­men­taires en Kev­lar dans le cock­pit et la soute. Leurs tur­bines Ho­ney­well T55- GA- 714A sont équi­pées de filtres des­ti­nés à les pré­ser­ver de l’in­ges­tion de sable – dans le nord du pays, la pous­sière est si abon­dante que ces filtres doivent être ins­pec­tés et net­toyés après chaque sor­tie. Leur planche de bord a été rem­pla­cée par l’ACMS ( Avio­nics Control and Ma­na­ge­ment Sys­tem) Block 5 d’Ho­ney­well, plus mo­derne, qui com­prend no­tam­ment plu­sieurs écrans mul­ti­fonc­tions à cris­taux li­quides, un sys­tème de na­vi­ga­tion GPS in­té­gré, des moyens de com­mu­ni-

ca­tion HF et une carte dé­rou­lante nu­mé­rique. Les pi­lotes uti­lisent des JVN AN­VIS 9 pour les mis­sions noc­turnes.

Sur le théâtre ma­lien, l’équi­page stan­dard compte deux pi­lotes, deux chefs de soute et deux mi­trailleurs ; il est com­plé­té par un mé­de­cin et un in­fir­mier pour les Me­de­vac. Si la si­tua­tion le jus­ti­fie, un dé­ta­che­ment de sé­cu­ri­té AMPT ( Air Mo­bile Pro­tec­tion Team), com­po­sé de per­son­nels de la KLu ap­par­te­nant à la Force de pro­tec­tion du camp Cas­tor, peut prendre place à bord.

Par­mi les nom­breuses mis­sions réa­li­sées par l’HELIDET de­puis sa consti­tu­tion, l’une des plus re­pré­sen­ta­tives du tra­vail du dé­ta­che­ment est sans doute l’éva­cua­tion d’un sol­dat hol­lan­dais, le 16 mai 2015, à proxi­mi­té de Ki­dal. Ce jour- là, un groupe de re­con­nais­sance ter­restre est vic­time d’un IED, qui en­dom­mage un blin­dé Bush­mas­ter, avant d’être la cible d’une at­taque sui­cide. Au­cune des deux agres­sions ne cause de pertes mor­telles, mais on dé­plore un bles­sé léger. Es­cor­té par un Apache, un Chi­nook dé­colle pour le ré­cu­pé­rer et le trans­fé­rer à l’hô­pi­tal de l’ONU à Gao. Les prin­ci­pales dif­fi­cul­tés sont la dis­tance à par­cou­rir jus­qu’au point de ré­cu­pé­ra­tion, l’en­vi­ron­ne­ment pous­sié­reux ha­bi­tuel et la me­nace sol- air la­tente au mo­ment de l’at­ter­ris­sage. Le bles­sé étant dé­jà sta­bi­li­sé, le vol de re­tour se ré­vèle sans sur­prise, en par­ti­cu­lier pour le per­son­nel mé­di­cal em­bar­qué.

Quelques jours plus tard, une quin­zaine de per­sonnes sont frap­pées par l’ex­plo­sion d’un IED dans la ré­gion d’An­son­go, à en­vi­ron 90 ki­lo­mètres de Gao. Par­mi elles, des mi­li­taires de l’ONU et des ci­vils ma­liens, dont plu­sieurs en­fants. Ar­ri­vé sur les lieux, l’équi­page du CH- 47D, ac­com­pa­gné par un AH- 64D, constate que les bles­sés ont dé­jà

été triés en fonc­tion de la gra­vi­té de leur état, de sorte qu’il n’y a plus qu’à les ins­tal­ler à bord. Les plus griè­ve­ment tou­chés sont al­lon­gés sur des ci­vières tan­dis que ceux plus lé­gè­re­ment at­teints sont as­sis. Le tra­jet vers l’hô­pi­tal se dé­roule sans dif­fi­cul­té, les deux soi­gnants contrô­lant la sta­bi­li­té de leurs pa­tients jus­qu’à l’at­ter­ris­sage à Gao.

Un an en­core

Le contin­gent hol­lan­dais est la com­po­sante la plus ca­pable de toute la Mi­nus­ma, of­frant à son com­man­dant une bat­te­rie com­plète de vec­teurs de ren­sei­gne­ment tout en as­su­rant une ca­pa­ci­té Me­de­vac à long rayon d’ac­tion. Ré­cem­ment, les Pays- Bas ont an­non­cé que leurs forces res­te­ront au Ma­li en­core un an au moins, confir­mant leur en­ga­ge­ment à par­ti­ci­per à la sta­bi­li­sa­tion de la ré­gion. L’ex­pé­rience qu’en­grangent les mi­li­taires néer­lan­dais au cours de leurs dé­ploie­ments au Sa­hel de­vrait évi­dem­ment s’avé­rer très utile dans le cadre d’opé­ra­tions ex­té­rieures fu­tures.

18 AIR FAN

A gauche : su­perbe pho­to d’un AH- 64D de l’HELIDET en vol au- des­sus du fleuve Ni­ger. En haut : les trois CH- 47 dé­ployés par les Pays- Bas au Ma­li sont prin­ci­pa­le­ment des­ti­nés aux mis­sions Me­de­vac sur un théâtre d’opé­ra­tions où les élon­ga­tions sont par­ti­cu­liè­re­ment im­por­tantes.

Ci- contre : ce pi­lote d’Apache nous pré­sente l’équi­pe­ment de vol stan­dard uti­li­sé au Ma­li, com­pre­nant un gi­let pare- balles ni­veau IIIA, un né­ces­saire de sur­vie, un pis­to­let et, non vi­sible ici, un fu­sil

d’as­saut C8.

Ci- des­sous : la pous­sière est om­ni­pré­sente au Ma­li. Elle ré­duit la vi­si­bi­li­té en vol et lors des phases d’at­ter­ris­sage et de dé­col­lage, et com­plique la mainte

nance des aé­ro­nefs en s’in­fil­trant par­tout.

En haut : gros plan sur le lance- ro­quettes LAU- 68 de 70 mm d’un Apache de l’HELIDET. On note la pré­sence du pod AMASE, à l’ex­tré­mi­té du moi­gnon d’aile, qui com­prend les éjec­teurs de leurres IR.

Au mi­lieu : les tem­pé­ra­tures au Ma­li li­mitent la ca­pa­ci­té d’em­port des hé­li­co­ptères. Ain­si, en mis­sion, les AH- 64 n’em­portent que deux AGM- 114. C’est un mis­sile de ce type qui a été ti­ré contre le MNLA le 20 jan­vier 2015.

Ci- contre : le sys­tème

Ar­row­head re­groupe l’es­sen­tiel des cap­teurs qui font de l’Apache un vec­teur de ren­sei­gne­ment per­for­mant et un re­dou­table guer­rier.

A gauche, en haut : les AH- 64D hol­lan­dais en­ga­gés au Ma­li sont en­core au stan­dard Block 1. A gauche : au plus fort de l’été ma­lien, les CH- 47D voient leur ca­pa­ci­té d’em­port li­mi­tée à dix- sept pas­sa­gers. En haut : vue de l’in­té­rieur

de la soute d’un Chi­nook de l’HELIDET. Les ci­vières à droite confirment la vo­ca­tion aé­ro­mé­di­cale de la ma­chine.

Au mi­lieu : chaque Chi­nook est ar­mé de deux ou trois mi­trailleuses FN MAG

d’au­to­dé­fense.

Ci- contre : deux des trois CH- 47D de l’HELIDET sont d’an­ciennes ma­chines ca­na­diennes ra­che­tées par la

KLu et li­vrées en 1996.

Ci- des­sus : ce Chi­nook est ré­as­sem­blé à Ba­ma­ko en oc­tobre 2014, avant son dé­part pour la base de Gao. Ci- contre : les condi­tions d’opé­ra­tions au Ma­li im­posent une main­te­nance ex­trê­me­ment ri­gou­reuse.

24 AIR FAN

A droite, en haut : les onze CH- 47D en­core en ligne dans la KLu vont être rem­pla­cés

par qua­torze CH- 47F.

A droite, au mi­lieu : les équi­pages de Chi­nook de l’HELIDET pro­viennent du 298 Squa­dron de Gilze- Ri­jen.

A droite : ces deux Apache au dé­col­lage et au rou­lage à Gao em­portent un ar­me­ment in­ha­bi­tuel­le­ment im­por­tant

pour le théâtre ma­lien.

AIR FAN 25 Ack­now­led­ge­ments : Ma­dam Mar­loes Vis­ser ( Dutch MoD), Co­lo­nel Jan Blac­quiere ( Defense At­ta­ché in Pa­ris), Co­lo­nel Niels Woud­stra ( CO Camp Cas­tor), Lieu­te­nant Co­lo­nel Hans A... ( CO HELIDET), Cap­tain Gil­bert S... ( PIO Camp Cas­tor), Lieu­te­nant J. J... and Lieu­te­nant Rens ( HELIDET), and Cap­tain Adry ( ISR Com­pa­ny).

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