Femmes-hommes : les in­éga­li­tés per­durent

Alternatives Economiques - Hors-Série - - Sommaire - ALEXIANE LE­ROUGE

Si les femmes ont pu grap­piller quelques mi­nutes en moins de tâches do­mes­tiques chaque jour de­puis les an­nées 1980, les hommes, eux, n’en font pas plus qu’au­tre­fois. Certes, ils s’im­pliquent da­van­tage dans l’édu­ca­tion de leurs en­fants, mais c’est en­core les mères qui as­sument le plus gros des obli­ga­tions pa­ren­tales, et ce mal­gré leur en­trée mas­sive sur le mar­ché du tra­vail.

Sur ce front, les in­éga­li­tés de sa­laires per­sistent : en 2014, une femme ga­gnait en­core en moyenne 18,6 % de moins qu’un homme. Une par­tie de cette dif­fé­rence est liée au fait qu’elles sont plus nom­breuses que les hommes dans les em­plois à temps par­tiel, moins bien ré­mu­né­rés. Mais à poste, com­pé­tences et temps de tra­vail égaux, elles gagnent en­core 9,9 % de moins que les hommes.

Ces in­éga­li­tés se pro­longent en fin de car­rière : en moyenne, les femmes cessent de tra­vailler un an après les hommes, avec des droits à la re­traite in­fé­rieurs de 42 % (une dif­fé­rence ré­duite à 26 % grâce aux droits conju­gaux et fa­mi­liaux, comme les pen­sions de ré­ver­sion). Et si l’éga­li­té n’est pas ga­ran­tie dans le couple, la sé­pa­ra­tion n’ar­range rien puisque le di­vorce di­mi­nue da­van­tage les re­ve­nus des femmes que ceux des hommes.

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