Qui est riche, qui est pauvre ?

Alternatives Economiques - Hors-Série - - Sommaire - L. M. ET L. J.

Avec un re­ve­nu iden­tique, on ne mène pas le même train de vie en so­lo ou à cinq. Il faut donc te­nir compte de la com­po­si­tion des mé­nages : per­sonnes seules, fa­milles mo­no­pa­ren­tales, couples sans en­fant, etc. Pour dé­ter­mi­ner les seuils de re­ve­nus à par­tir des­quels on est riche, pauvre ou « moyen », nous avons adop­té la dé­fi­ni­tion du Cré­doc et de l’Ob­ser­va­toire des in­éga­li­tés : ils consi­dèrent comme ap­par­te­nant aux classes « moyennes » les per­sonnes si­tuées au-des­sus des 30 % les plus pauvres et au-des­sous des 20 % les plus riches. Le seuil de pau­vre­té se si­tue à 60 % du re­ve­nu dis­po­nible mé­dian (se­lon le­quel la moi­tié de la po­pu­la­tion gagne moins, l’autre da­van­tage) et le seuil de ri­chesse est le double de ce re­ve­nu mé­dian.

Se­lon ces cri­tères, le seuil de pau­vre­té est si­tué à 1 015 eu­ros par mois pour une per­sonne seule et à 2 335 eu­ros pour un couple avec deux en­fants. Jus­qu’à 1 245 eu­ros pour une per­sonne seule et 3 253 eu­ros pour un couple avec deux en­fants, on ap­par­tient aux ca­té­go­ries po­pu­laires. Les classes moyennes s’étendent de 1 245 à 2 259 eu­ros pour une per­sonne seule et de 3 253 à 5 609 eu­ros pour un couple avec deux en­fants. Et avec un seuil de ri­chesse au ni­veau du double du re­ve­nu mé­dian, on est riche à 3 075 eu­ros pour une per­sonne seule et à 7 852 eu­ros pour une fa­mille avec deux en­fants.

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