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Alternatives Economiques - Hors-Série - - Alternatives Ecomomiques -

Le taux de crois­sance me­sure l’évo­lu­tion d’une gran­deur dans le temps. On l’ex­prime en pour­cen­tage de la va­leur de dé­part. Pour cal­cu­ler par exemple le taux de crois­sance du pro­duit in­té­rieur brut (PIB) entre l’an­née 0 et l’an­née n, la for­mule est : [( PIB – PIB )/ PIB ] x 100. n 0 0 Ce taux de crois­sance per­met de faire des pro­jec­tions, par exemple es­ti­mer la po­pu­la­tion ou le PIB d’un pays au bout de n an­nées (P ), à parn tir de P (va­leur ini­tiale) et du taux 0 de crois­sance (t), à sup­po­ser que ce­lui-ci reste cons­tant. La for­mule est celle d’une suite géo­mé­trique, éga­le­ment uti­li­sée pour le cal­cul d’in­té­rêts com­po­sés : P = P (1 + t) n. n 0 In­ver­se­ment, pour ob­te­nir le taux de crois­sance an­nuel moyen (en %) entre une va­leur ini­tiale et une va­leur fi­nale sé­pa­rées par n an­nées, on ap­plique la for­mule :

Par­fois, on ex­prime une évo­lu­tion en points de pour­cen­tage. Si le chô­mage en France tou­chait 7,2 % de la po­pu­la­tion dé­but 2008 et 9,2 % au 1er tri­mestre 2018, on ne dit pas qu’il a aug­men­té de 2 %, mais de 2 points de pour­cen­tage. Pour­quoi ? Parce que les don­nées sont dé­jà ex­pri­mées en pour­cen­tage. L’évo­lu­tion du chô­mage en pour­cen­tage cor­res­pond au taux de crois­sance du nombre de chô­meurs : 1 899 000 au 1er tri­mestre 2008 et 2 586 000 au 1er tri­mestre 2018 (en France mé­tro­po­li­taine), soit 36,2 % de hausse.

Pour mieux ap­pré­cier les évo­lu­tions re­la­tives de dif­fé­rentes va­riables (par exemple les sa­laires et les prix), on peut les cal­cu­ler en in­dice. On prend gé­né­ra­le­ment 100 pour va­leur de dé­part (dite « base 100 ») et on at­tri­bue à chaque an­née « n » (pour une évo­lu­tion par an­née) la va­leur ob­te­nue par la for­mule V x (100/V ), où V et n 0 n V sont res­pec­ti­ve­ment les va­leurs de 0 l’an­née « n » et de l’an­née de dé­part.

Une évo­lu­tion en glis­se­ment com­pare, à chaque date, la va­leur d’une va­riable à celle qu’elle avait un an (ou un mois, etc.) au­pa­ra­vant. On parle alors de glis­se­ment an­nuel (ou men­suel, etc.). Lors­qu’on lit que « les prix ont aug­men­té de 2,3 % en août 2018 » , c’est sous-en­ten­du en glis­se­ment an­nuel : on com­pare leur ni­veau entre août 2018 et août 2017. Mais on au­rait aus­si pu com­pa­rer le ni­veau d’août 2018 à ce­lui de juillet 2018 : il s’agit alors d’un glis­se­ment men­suel. On au­rait pu, en­fin, cal­cu­ler la va­ria­tion en moyenne an­nuelle (moyenne des douze mois de 2017 par rap­port aux douze mois qui pré­cèdent), ce qui donne 1,5 %.

La moyenne mo­bile consiste à « lis­ser » les don­nées lorsque des fluc­tua­tions non si­gni­fi­ca­tives brouillent la lec­ture d’une évo­lu­tion d’en­semble. Ain­si, la moyenne mo­bile d’ordre 3 pour une sé­rie est, pour chaque pé­riode t (jours, mois, an­nées…), la moyenne de l’in­di­ca­teur sur trois pé­riodes : t – 1, t et t + 1.

L’in­fla­tion dans tous ses états

En in­dice : in­dice des prix, moyenne mo­bile sur trois mois et in­dice des sa­laires, base 100 en jan­vier 2010

2010 2011 2012 2013 2014 2015 2016 2017 2018

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