Ce qui tire l’ac­ti­vi­té

Alternatives Economiques - Hors-Série - - Sommaire - AUDE MAR­TIN

Avec une crois­sance éta­blie à 2,2 %, l’an­née 2017 marque la plus nette em­bel­lie éco­no­mique que la France ait connue de­puis la crise fi­nan­cière de 2008. Une amé­lio­ra­tion que l’on doit prin­ci­pa­le­ment à une hausse de l’in­ves­tis­se­ment (+ 4,5 %, après + 2,8 % en 2016). Cet in­ves­tis­se­ment est le fait des mé­nages, en ma­jeure par­tie

la re­prise des achats de lo­ge­ments. Mais aus­si des en­tre­prises, qui ont pro­fi­té de taux d’in­té­rêt re­la­ti­ve­ment bas, d’une dé­crue ponc­tuelle du prix du ba­ril de pé­trole et de la po­li­tique d’offre im­pul­sée au cours du pré­cé­dent quin­quen­nat, qui a main­te­nu leurs taux de marge. Le com­merce ex­té­rieur – une fois n’est pas cou­tume – a éga­le­ment contri­bué po­si­ti­ve­ment à la crois­sance, les vo­lumes ex­por­tés ayant pro­gres­sé lé­gè­re­ment plus que les im­por­ta­tions (+ 4,4 %, contre + 4,0 %). En va­leur, en re­vanche, nous res­tons dé­fi­ci­taires vis-à-vis du reste du monde (voir page 18).

Seul bé­mol : la consom­ma­tion des mé­nages a mar­qué le pas en 2017, le re­gain d’in­fla­tion ayant af­fec­té le pou­voir d’achat des Fran­çais. Par­tiel­le­ment com­pen­sée par les dé­penses des tou­ristes étran­gers, la contri­bu­tion de la consom­ma­tion à la crois­sance est néan­moins res­tée po­si­tive. Après ce re­gain d’ac­ti­vi­té, la crois­sance de­vrait se pour­suivre en 2018, mais à un ni­veau net­te­ment plus mo­dé­ré (voir page pré­cé­dente). En cause, la ten­sion haus­sière sur les prix du pé­trole, l’ap­pré­cia­tion de l’eu­ro face au dol­lar, la ré­sur­gence de ten­sions pro­tec­tion­nistes ou en­core l’in­ci­ta­tion eu­ro­péenne à ré­duire notre dé­fi­cit.

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