L’ouïe fine

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SON EN­FANCE IL L’A PAS­SÉE NU, DANS UN VIL­LAGE PER­DU SUR LA CÔTE EST AUS­TRA­LIENNE. UN LIEU SI ISO­LÉ QUE CEUX QUI Y VI­VAIENT POU­VAIENT RES­TER DES JOURS EN­TIERS SANS VOIR LA MOINDRE VOI­TURE. À 17 ANS, DES RÊVES DE MU­SIQUE PLEIN LA TÊTE, IL ENFILE UN PAN­TA­LON, QUITTE LE DO­MI­CILE PA­REN­TAL ET SE DÉ­CIDE À RE­JOINDRE LOS AN­GELES. PAS DI­REC­TE­MENT, LOIN DE LÀ. POUR AT­TEINDRE LA « CI­TÉ DES ANGES », IL PASSE PAR LE COS­TA RI­CA, L’INDONÉSIE, STOCK­HOLM, LONDRES, BER­LIN… LÀ, DE PRO­JETS MU­SI­CAUX EN PRO­JETS MU­SI­CAUX, AU FIL DES AN­NÉES, RY X SE FAIT UN NOM, SE CRÉE UN UNI­VERS. SANS JA­MAIS SE DÉFAIRE TOUT À FAIT DE CETTE NA­TURE QUI L’A FAÇONNÉ, DU MINIMALISME AB­SO­LU QUI L’A CONSTRUIT. CES TEMPS-CI, L’AUS­TRA­LIEN PU­BLIE DAWN, UN CD MÉ­LAN­CO­LIQUE ET SOMP­TUEUX, BOU­LE­VER­SANT DE BOUT EN BOUT, EN­RE­GIS­TRÉ DANS UN DÉNUEMENT À CONTRE­TEMPS DE L’ÉPOQUE. «J’AI HIBERNÉ, RA­CONTE-T-IL. JE PEN­SAIS QUE J’UTILISERAIS UN TAS D’AR­RAN­GE­MENTS ORCHESTRAUX, MAIS J’ÉTAIS JUSTE AU­PRÈS D’UN FEU DE CAMP AVEC UNE GUI­TARE ACOUSTIQUE. JE VOU­LAIS QUE CET AL­BUM PARLE DE SEN­TI­MENTS. CE SONT DES PRISES LIVE, AS­SIS LÀ COMME NEIL YOUNG OU NICK DRAKE LE FAI­SAIENT. » UNE NUDITÉ AB­SO­LUE, DONC. PAS DE DOUTE, RY X EST FI­DÈLE À L’EN­FANT QU’IL ÉTAIT. TOUT JUSTE S’AP­PLIQUE-T-IL À RÉA­LI­SER SES RÊVES. ET À LES PAR­TA­GER. DAWN EST UNE PURE MER­VEILLE. (INFECTIOUS)

Réa­li­sa­tion Laurent Fia­laix

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