FRAN­ÇOIS VINCENTELLI SE MET À POIL POUR APOLLO MA­GA­ZINE…

Apollo Magazine - - Psycho - Pro­pos re­cueillis par Ma­riem Raïss

Beau, co­mé­dien, ac­teur, belge d’ori­gine corse, Fran­çois Vincentelli n’a pas hé­si­té une se­conde à ré­pondre avec hu­mour et au­then­ti­ci­té à nos ques­tions sur ses poils, ses che­veux et ce que ça lui fait. APOLLO MA­GA­ZINE : Vous avez les che­veux poivre et sel de­puis quelques an­nées dé­jà. Comment l’as­su­mez-vous ?

Fran­çois Vincentelli : Très na­tu­rel­le­ment. J’ai 44 ans et ça s’est fait pro­gres­si­ve­ment. Et puis mon grand-père, Wal­ter, avait une ma­gni­fique che­ve­lure blanche. Je suis content de lui res­sem­bler un peu par cette ca­rac­té­ris­tique phy­sique. C’est moins dif­fi­cile que si j’étais de­ve­nu chauve.

AM : Vous ne por­tez pas la barbe comme à votre ha­bi­tude, est-ce un choix ?

F.V. : Je ne sais pas dé­ter­mi­ner quand je l’ai ra­sée, mais elle était de­ve­nue longue. Et ce­la de­mande de l’en­tre­tien, comme les che­veux. Il faut la la­ver, la coif­fer, etc. Mais la ra­ser tous les jours, c’est aus­si beau­coup de tra­vail, de soins. La peau est ir­ri­tée, ten­due. Je pré­fère la lais­ser en friche quelques jours. Ça me re­pose…

AM : C’est comme pour nous, les femmes, il faut souf­frir pour être beau ?

F.V. : (Il sou­rit.) C’est un peu ça.

AM : Pour les rôles que vous in­ter­pré­tez, êtes-vous obli­gé d’adap­ter votre phy­sique au per­son­nage ?

F.V. : Gé­né­ra­le­ment, on se met d’ac­cord avec le met­teur en scène ou le réa­li­sa­teur sur le port de la barbe ou pas, la coif­fure, etc. Dans L’exer­cice de l’état,

Pierre Schoel­ler a vou­lu que mon per­son­nage, le mi­nistre du Bud­get, ait une barbe. C’était as­sez pré­cur­seur quand on voit Ma­cron avec sa barbe de trois jours don­ner des confé­rences et in­ter­views, ar­pen­ter l’ély­sée…

AM : Vous épi­lez-vous les poils du corps ?

F.V. : J’ai la chance de ne pas avoir de mo­quette pec­to­rale ! Ni de poils dans les oreilles ou le nez, ce qui est dis­gra­cieux à mon goût et gê­nant. Mais, j’en ai un peu – très lo­ca­li­sés – dans le dos, et ma com­pagne me les en­lève.

AM : C’est par sou­ci es­thé­tique ?

F.V. : Je pré­fère que les femmes soient épi­lées. Je suis peut-être ma­cho, mais c’est comme ça. Alors je ne veux pas faire su­bir à l’autre ce qui me dé­range…

AM : Il y a donc le re­gard de l’autre qui vous guide et vous in­fluence dans votre re­la­tion aux poils ?

F.V.: Oui, je crois que l’on n’y échappe pas. Quand mes en­fants me disent « Pa­pa, tu piques ! » je dé­passe ma fai­néan­tise et je vais me ra­ser.

AM : Jus­te­ment, vous lui dites quoi à votre fils ?

F.V. : Rien. La trans­mis­sion se fait de fa­çon in­née. Mon fils se rase parce qu’il pense que ça pousse plus vite. Et moi, j’ai pris tout seul le ra­soir un jour et j’ai ra­sé mon du­vet. Il n’y a pas eu de bou­le­ver­se­ment… C’était na­tu­rel.

AM : Les che­veux, ça re­pré­sente quoi pour vous ?

F.V. : C’est la gar­ni­ture de la tête ! (Il rit.)

AM : In­té­res­sant. Ce n’est pas un atout de sé­duc­tion pour vous ?

F.V. : Je ne suis pas im­pres­sion­né tant que ça par les che­veux. Ni leur cou­leur, leur tex­ture. Je me sou­viens plu­tôt d’un sou­rire, d’un re­gard. La sé­duc­tion, c’est un en­semble pour moi.

AM : Par­don­nez-moi cette ques­tion qui vient comme un che­veu sur la soupe (sic), mais vous n’avez pas du tout l’ac­cent belge ! ?

F.V. : Non, c’est à la fois un mys­tère et un ef­fet de mi­mé­tisme sû­re­ment, car je vis à Pa­ris de­puis 1994 !

AM : La « bel­gi­tude », vous l’avez en vous ?

F.V. : Je pense, oui. C’est an­cré en moi, même si j’ai aus­si des ra­cines pro­fondes en Corse. En Bel­gique, on sait que le ri­di­cule ne tue pas… J’ai bien ac­cep­té de par­ler de mes poils à une in­con­nue ! Fran­çois Vincentelli se­ra le 28 juin sur France 2, dans la pièce Du vent dans les branches de Sas­sa­fras, de Re­né de Obal­dia. Il tourne ac­tuel­le­ment dans Raid Dingue, une co­mé­die ro­man­tique de Da­ny Boon, et joue éga­le­ment dans la sé­rie Sam, sur TF1.

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