Cap au sud ou cap au Nord

Apollo Magazine - - Sommaire - Par CA­THE­RINE LHULLIER

CHAUD OU FROID, TONGS OU SNOW BOOTS, FOUTA OU PEAU DE BÊTE, MO­JI­TO OU GROG, MAILLOT DE BAIN OU DOUDOUNE …

À CHA­CUN SES COUPS DE COEURS ET SES VA­LISES PRÉ­FÉ­RÉES, L’IM­POR­TANT ÉTANT DE POU­VOIR COM­BLER SES DÉ­SI­RS.

TOUT CE­LA NOUS DONNE FOR­CÉ­MENT EN­VIE DE VOUS EM­ME­NER AU PLUS PRÈS DE VOS SOU­HAITS.

Les va­cances hi­ver­nales se pas­se­ront sous les tro­piques pour les uns ou sur les cimes pour les autres. Ro­bin­son Cru­soé ou homme de Cro­ma­gnon, le pro­fil fait plus que ja­mais rê­ver à quelques dif­fé­rences près tout de même !

Loin des ar­chi­pels bon­dés ou des som­mets hup­pés, on va cher­cher la sé­ré­ni­té, la beau­té des sites vierges ou presque, le très chic sans la pré­ten­tion, le stan­ding dans la dis­cré­tion, l’es­sen­tiel pour mieux se re­trou­ver.

Op­ter pour des plon­gées sous-ma­rines ahu­ris­santes ou des ba­lades en chiens de traî­neaux, vivre seul sur une île ou se bai­gner sous une au­rore bo­réale, élire pour camp de base une vil­la qui sur­plombe l’océan ou un igloo ul­tra de­si­gn, au­tant de musts qui bien mieux qu’une cure de vi­ta­mines oxy­gènent le corps et l’es­prit.

De ces pe­tits bouts de pa­ra­dis hors du com­mun, on re­vient dif­fé­rents et to­ta­le­ment boos­tés.

Quelques ins­tants rares et se­lect as­su­ré­ment !

En­fin aux in­dé­cis qui en prime peuvent se le per­mettre, aux chan­ceux qui ont du temps, n’hé­si­tez pas, car l’al­ter­nance chaud-froid est dit-on re­com­man­dée pour la san­té !

EN QUÊTE D’UNE RE­TRAITE TRÈS DIS­CRÈTE, HORS DE SEN­TIERS BAT­TUS, EN TO­TALE HAR­MO­NIE ET RES­PEC­TUEUSE DE LA NA­TURE. CHEZ FRAN­CIS FORD COPPOLA.

Cap sur l’amé­rique cen­trale et pré­ci­sé­ment pour le Be­lize où Fran­cis Ford Coppola a don­né nais­sance au Turtle Inn, un très bel en­semble de vil­las si­tuées à Be­lize Beach. On y est iso­lé de tout, im­mer­gé dans une at­mo­sphère convi­viale et bien­veillante, dans le re­flet des va­leurs chères au réa­li­sa­teur que sont fa­mille, plai­sir, aven­ture, bonne cui­sine et bons vins. Turtle Inn Be­lize, Ile de Co­ral Caye Ici on dé­croche son Shell Phone, un drôle de té­lé­phone ima­gi­né par le pro­prié­taire pour joindre la ré­cep­tion, pas de clim, un po­ta­ger, un mode de vie hau­te­ment cha­leu­reux et un état d’es­prit ca­rac­té­ris­tiques au ci­néaste.

Sur­plom­bant la mer des Ca­raïbes et ses eaux tur­quoises, ce havre de paix, si­tué à la pointe d’une pé­nin­sule de sable blanc, est consti­tué de trente-cinq vil­las dont trois qui, lors­qu’elles ne sont pas louées, peuvent être oc­cu­pées par la fa­mille.

Outre les ac­ti­vi­tés ma­rines comme la plon­gée, le paddle, le kayak ou la pêche, on pro­fite aus­si d’une offre dé­tox. Un pro­gramme bie­nêtre in­ou­bliable avec des cours de yo­ga, des mas­sages aux huiles et des en­ve­lop­pe­ments aux herbes pro­di­gués sur la plage, ain­si que des re­pas ul­tra­sains.

Le sé­jour in­clut deux jours et deux nuits ma­giques à Co­ral Caye, l’îlot pri­vé de la fa­mille, que l’on re­joint après vingt mi­nutes de ba­teau. Rus­tique et au­then­tique, une mai­son pour un couple et une autre pour six per­sonnes peuplent les lieux. Dif­fi­cile de re­ve­nir. the­fa­mi­ly­cop­po­la­hi­dea­ways.com IL EST DES AMBIANCES PROPRES à CER­TAINES DESTINATIONS

QUE L’ON SE VERRAIT BIEN PAR­TA­GER ENTRE CO­PAINS. Avec son li­fe­style re­lax, ses grandes plages aux eaux cris­tal­lines et son ar­rière pays luxu­riant, la Ja­maïque offre une at­mo­sphère en­traî­nante dans la co­oli­tude. Et comme l’île est pe­tite, il est ai­sé de pro­fi­ter plei­ne­ment d’une large pa­lette d’ac­ti­vi­tés.

Gra­vir des cas­cades, ran­don­née à dos d’âne ou à che­val en pleine fo­rêt tro­pi­cale, se bai­gner dans un im­mense bas­sin na­tu­rel sous des chutes d‘eau, al­ler ren­con­trer la mul­ti­tude de cro­co­diles qui peuplent la Black Ri­ver. Une par­faite com­mu­nion avec la na­ture est somme toute as­sez ra­ris­sime. Et ne par­tez pas sans vous of­frir une bai­gnade mé­mo­rable de nuit dans la La­gu­na Lu­mi­no­sa et son eau noire qui, peu­plée de mi­cro-or­ga­nismes bio­lu­mi­nes­cents de­vient bleu vif dès qu’on la re­mue.

Ceux qui se­ront en bande pour­ront ré­si­der sur la côte Nord, dans la ré­gion de Mon­te­go Bay, à la Vil­la Ackee. En pleine na­ture et au calme, cette grande mai­son pré­vue pour onze in­vi­tés a tout du re­paire pa­ra­di­siaque. De grandes ter­rasses avec vue pa­no­ra­mique sur la mer pour d’in­ter­mi­nables soi­rées à la belle étoile, une pis­cine d’eau sa­lée et un ac­cès di­rect à la plage. Men­tion toute spé­ciale à sa douche ex­té­rieure dans la vé­gé­ta­tion : à fond Ro­bin­son ! le­col­lec­tio­nist.com Res­tons bien au chaud pour sa­tis­faire nos en­vies de bar­bo­ter. Océan In­dien, ar­chi­pel de Zan­zi­bar, on est au large de la côte Est de la Tan­za­nie, pré­ci­sé­ment sur l’île de Pem­ba. Su­blime, iso­lé et très peu tou­ris­tique, le site cu­mule nombre de bons points.

Connu par les ama­teurs de plon­gée comme étant un must, l’eau y est d’une trans­pa­rence rare qui flirte avec les 28°. La pré­sence de tom­bants ver­ti­gi­neux re­cou­verts de co­raux co­lo­rés et de gor­gones forme une ar­chi­tec­ture sous-ma­rine de toute beau­té, peu­plée de tor­tues, de na­po­léons, de pois­sons per­ro­quets, de raies aigles… Pour ne pas rompre l’en­chan­te­ment, on pose ses va­lises à l’hô­tel

Man­ta Re­sort qui a été conçu par une équipe d’ar­chi­tectes sué­dois ul­tra res­pec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment. Seule­ment qua­torze mai­sons tra­di­tion­nelles dis­sé­mi­nées dans un jar­din luxu­riant en bor­dure de fo­rêt tro­pi­cale, une dé­co par­faite, une vue im­pre­nable sur l’océan et sa fa­bu­leuse plage de sable blanc.

Ex­cep­tion­nel, l’hô­tel pos­sède une vil­la flot­tante ar­ri­mée à 250 mètres de la plage et dont on peut pro­fi­ter du­rant vingt-quatre heures. Un grand toit ter­rasse, un sa­lon au rez de chaus­sée et… une chambre sous-ma­rine vi­trée à quatre mètres sous le ni­veau de la mer! À la nuit tom­bée on croit rê­ver quand la lu­mière de la chambre at­tire l’at­ten­tion de mul­tiples pois­sons. Et s’en­dor­mir plus tard au rythme du bal­let de raies man­tas est quand même com­plè­te­ment dingue ! oo­va­tu.com

GAR­DONS COMME TRAIT D’UNION

L’IDÉE D’UNE ÎLE, ET AL­LONS EN IS­LANDE LORSQUE LA NA­TURE SE DONNE EN SPEC­TACLE.

Quand nor­dique rime avec ma­gni­fique et que ce que nous offre cette terre est ab­so­lu­ment sai­sis­sant. Au pays des Vi­kings à cette pé­riode de l’an­née les nuits sont d’en­vi­ron dix-huit heures ce qui aug­mente consi­dé­ra­ble­ment les chances de voir au moins une au­rore bo­réale dan­ser sous nos yeux.

Dans une tem­pé­ra­ture qui tourne au­tour de 0°, les pe­tites jour­nées de six heures sont vite pas­sées. Comme le font tous les Is­lan­dais, on va se dé­las­ser au Blue La­goon. En plein mi­lieu d’une zone vol­ca­nique dé­ser­tique, on se re­trouve en maillot de bain, en­tou­ré de pierres de laves en­nei­gées, dans une eau mi bleue mi lai­teuse à 40°. Grâce à ses pro­prié­tés re­laxantes et ses ef­fets bé­né­fiques on en res­sort au pas­sage avec une peau de bé­bé.

Et pour ten­ter de rem­por­ter le cou­plé ga­gnant, on se baigne à la nuit tom­bée sous une au­rore bo­réale avant d’al­ler re­joindre non loin de là, au beau mi­lieu des champs de lave, le très de­si­gn et co­sy Hô­tel Nor­thern Light Inn.

Autre ac­ti­vi­té sur­réa­liste et pu­re­ment sai­son­nière, la vi­site d’une grotte de glace, car si le so­leil est de la par­tie vous y ver­rez se ré­vé­ler d’in­croyables ca­maïeux de bleus. C’est le mo­ment ou ja­mais d’en pro­fi­ter car elles se forment na­tu­rel­le­ment sous les gla­ciers en hi­ver pour fondre au prin­temps.

Tout aus­si in­con­tour­nable et stu­pé­fiant, le lac gla­ciaire de Jö­kulsárlón qui li­bère d’énormes blocs de glace sur une plage de sable noir offre un spec­tacle de toute beau­té. Une des­ti­na­tion puis­sante et my­thique à trois heures de Pa­ris. is­land­tours.fr DE RE­TOUR EN FRANCE, ON VOUS PRO­POSE DE VOUS METTRE EN MODE SUR­VIE PEN­DANT DEUX JOURS AU COEUR DU MAS­SIF DU MONT BLANC, AVEC LES VOYA­GEURS DE L’HI­VER. At­ten­tion, c’est une vé­ri­table im­mer­sion dans la na­ture avec son lot d’ins­tants certes ma­giques mais vo­lon­tai­re­ment ru­di­men­taires. Le but est d’ap­prendre à se dé­brouiller tout seul en pleine na­ture, pour consta­ter deux jours après qu’on a vé­cu un des plus beaux re­tour aux es­sen­tiels qu’il soit don­né d’ex­pé­ri­men­ter.

Construire son igloo de neige, re­cueillir du bois pour faire du feu (sans bri­quet !), re­cher­cher sa nour­ri­ture, trou­ver de l’eau et la rendre consom­mable, dès son ar­ri­vée on est di­rec­te­ment dans l’aven­ture. Et que les gour­mands ne soient pas pris de pa­nique, le guide a tou­jours un pe­tit quelque chose à gri­gno­ter dans son sac à dos !

Bru­no et Do­mi­nique, qui or­ga­nisent cette échap­pée unique en France sont avant tout des mu­shers pas­sion­nés. On vit le len­de­main comme une ré­com­pense, dans leur parc po­laire peu­plé de trente chiens es­qui­maux du Groen­land. Et c’est as­sis dans un trai­neau qu’on se laisse gui­der par ceux que les plus grands ex­plo­ra­teurs uti­lisent dans leurs ex­pé­di­tions de l’ex­trême. L’aven­ture touche à sa fin et se clô­ture par un re­pas trap­peur (com­pre­nez nour­ris­sant !), ser­vi dans une Ko­ta, ti­pi en bois cher aux La­pons. Une ex­pé­rience hau­te­ment émo­tion­nelle qu’il est bon de par­ta­ger entre amis. les­con­ta­mines.net/mu­sher/ et sta­ge­de­sur­vie74@gmail.com

ET POUR TER­MI­NER EN BEAU­TÉ, ON SE REND DANS LE PARC NA­TIO­NAL DES PY­RÉ­NÉES, à GOURETTE, POUR GOÛ­TER à DE MUL­TIPLES PLAI­SIRS.

Ici, de grandes éten­dues vierges à dis­po et toutes sortes d’ac­ti­vi­tés à la carte. Fans de ran­do ra­quettes, de ba­lades avec des mu­shers, de ski al­pin… Loin du tu­multe de cer­taines sta­tions, on est sûr de dé­con­nec­ter dans la sim­pli­ci­té et pour que l’en­chan­te­ment soit to­tal on se ré­serve une pe­tite ex­pé­rience ori­gi­nale et à l’écart. Al­lons donc vivre dans un Wild Dôme un peu per­du, que l’on re­joint en té­lé­ca­bine. Tout là haut c’est le top, pe­tite ba­lade en ra­quettes au cou­cher du so­leil que l’on fait suivre d’une séance de sau­na ou d’un bain nor­dique de nuit sous les flo­cons. Le Wild Dôme est un nid comme on les af­fec­tionne, de­si­gn et hau­te­ment douillet. Sous la voûte de bois et de mé­tal, on s’at­table pour dé­gus­ter un re­pas gas­tro­no­mique au cham­pagne, confor­ta­ble­ment ins­tal­lé sur de jo­lies peaux de mou­ton, à la cha­leur du poêle. La dé­co nor­dique est d’un goût sur, co­sy, ul­tra lu­mi­neuse. Sans mau­vais jeu de mot, l’en­droit ne laisse pas de glace et se­lon ses en­vies on peut y pas­ser une nuit, deux ou plus si af­fi­ni­tés. Un pur mo­ment de neige. la­ven­tu­re­nor­dique.fr ré­ser­va­tions sur abra­ca­da­room.com

Au­rore bo­réale Is­lande

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