Char­lin non iden­ti­fié

Armes de Chasse - - Cour­rier Des Lec­teurs -

J’ai ac­quis le Lexique de M. Mour­ne­tas es­pé­rant y trouver la ré­ponse à une ques­tion que je me pose de­puis que j’ai ache­té le Char­lin dont je joins la pho­to de la table des ca­nons. Pour­riez­vous me don­ner la si­gni­fi­ca­tion de l'ins­crip­tion « J*C » sur le ca­non droit ? D’autre part, est-ce Pierre De­chelle ou Pier­ré De­chelle ? Il s’agit bien, je pense, de ca­nons Plume si­gnés Jean Breuil.

UJean-Luc Ré­gin

ne pe­tite pré­ci­sion, mon lexique est li­mi­té aux ar­que­bu­siers fran­çais et est comme tout ou­vrage de ce genre for­cé­ment in­com­plet. Pour ce Char­lin, voi­ci ce qu’il en est. « JC » cor­res­pond au poin­çon de Coeur, J pour Jean ou Jacques. Ce ca­non­nier tra­vaillait pour Jean Breuil de­puis les an­nées 30 et son poin­çon n’ap­pa­raît que sur les armes de luxe. C’est le cas ici puisque ce Char­lin est un mo­dèle H à 8 étoiles, le grade le plus éle­vé pour la marque. Le mo­dèle K qui com­porte 12 étoiles est des­ti­né au tir aux pi­geons. Dans les an­nées 50, la fa­brique de ca­nons Breuil s’ad­joint les ser­vices d’un ca­non­nier rec­ti­fieur de re­nom, Fran­çois Des­chelles, qui dé­bu­ta à la Ma­nu­fac­ture na­tio­nale d’armes. En 1946, Des­chelles ra­chète la ca­non­ne­rie de la rue des Francs-Ma­çons à Saint-Etienne. Avec son col­la­bo­ra­teur Paul Ter­rier il met au point le pier­rage des ca­nons en août 1951 et adopte le poin­çon Pier­ré De­chelle et non Pierre Des­chelle, ce qui prête à con­fu­sion. On re­marque aus­si, fai­ble­ment frap­pé, le poin­çon de la Mas dans un lo­sange. Un poin­çon uti­li­sé dès 1946. Ce fu­sil a donc été fa­bri­qué entre 1946 et 1963, an­née du ra­chat des éta­blis­se­ments Breuil par Ver­ney-Car­ron. J.-C. M.

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