Existe pas, l’Idéal Su­pra ?

Armes de Chasse - - Des Lecteurs Courrier -

Je vous adresse la pho­to­co­pie de la dé­cla­ra­tion de mon fu­sil Idéal Su­pra faite par la sous-pré­fec­ture de la Tour-du-Pin. Vous consta­te­rez que mon Idéal est de­ve­nu un Ro­bust ! Pour­quoi ? Tout sim­ple­ment, a-t-on eu le cu­lot de me dire, parce qu’ « on ne pou­vait pas faire au­tre­ment » , « l’Idéal Su­pra étant in­con­nu de la pré­fec­ture » ! De­vant mon in­sis­tance, mon in­ter­lo­cu­trice m’a don­né un nom et un nu­mé­ro de té­lé­phone au mi­nis­tère, puis m’a lais­sé me dé­brouiller avec ça, quit­tant son gui­chet en me di­sant qu’elle avait autre chose à faire, non sans avoir pris soin au­pa­ra­vant d’écrire au crayon Idéal à cô­té du mot Ro­bust. De mon point de vue, ce Cer­fa ain­si gri­bouillé et avec une telle er­reur d’ap­pré­cia­tion est un faux. Comment puis-je faire pour avoir une Cer­fa va­lide, c’est-à-dire sans le mot Idéal en ma­nus­crit et sur­tout sans le nom Ro­bust qui n’a rien à faire ici ?

LE­mile Guyon

’Idéal Su­pra, n’en dé­plaise à la sous­pré­fec­ture de la Tour-du-Pin, a bel et bien exis­té bien sûr ! Il est même connu de tous ceux qui s’in­té­ressent aux belles armes de chasse sté­pha­noises. Le fu­sil a été fa­bri­qué de 1925 à fin 1974. Le vôtre est une fa­bri­ca­tion d’après-guerre. A la re­prise des ac­ti­vi­tés en 1948, on comp­tait trois mo­dèles, le 316, le 334 et le 340S, aux­quels s’est ajou­té en 1950 le 328S. Votre fu­sil est l’une de ces quatre ré­fé­rences. A cette même pé­riode, on trou­vait sur com­mande spé­ciale le modèle équi­valent au vôtre avec un ca­non droit rayé su­pra et un ca­non gauche lisse, mais aus­si un modèle à deux ca­nons su­pra. Dans sa quête ef­fré­née de l’en­re­gis­tre­ment de toutes les armes, il est dom­mage que l’ad­mi­nis­tra­tion ne forme pas da­van­tage ses re­pré­sen­tants, his­toire d’évi­ter ces dia­logues de sourds entre le contri­buable, qui veut res­pec­ter la loi mais connaît le pro­duit qu’on lui de­mande de dé­cla­rer, et ce­lui qui dé­tient l’au­to­ri­té mais pas la connais­sance. Nous pou­vons vous sug­gé­rer plu­sieurs so­lu­tions pour sor­tir de cette im­passe. Soit contac­ter la per­sonne du mi­nis­tère de l’In­té­rieur que vous a in­di­quée votre in­ter­lo­cu­trice, soit contac­ter la chambre syn­di­cale des ar­mu­riers (cour­riel : chambre.syn­di­cale@ar­mu­riers.com, tél. : 03 80 65 17 24), soit en­core re­tour­ner à la pré­fec­ture avec un ca­ta­logue Ma­nu­france, en es­pé­rant avoir af­faire à un autre in­ter­lo­cu­teur, moins no­vice en ma­tière d’armes de chasse.

Fau­dra-t-il bien­tôt dé­cla­rer ses armes avec un ca­ta­logue d’époque ?

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