Si le B25 avait été « made in Suhl » ?

Armes de Chasse - - Saga -

Alors que John Moses et Val Al­len tra­vaillent sur les pre­miers pro­to­types du B25, des dis­cus­sions fi­nan­cières s’en­gagent avec la FN. Les Etats-Unis ap­pliquent alors des taxes im­por­tantes pour les im­por­ta­tions en fonc­tion du prix de vente de dé­tail de l’arme. De plus, Browning a né­go­cié des royal­ties de 30 dol­lars par arme ven­due outre-At­lan­tique, un prix très éle­vé pour l’époque. Aus­si lors­qu’il de­mande la même chose pour les armes ven­dues en Eu­rope, la FN re­fuse net. Val Al­len se rend alors à Suhl, en Al­le­magne, avec son pro­to­type pour le pro­po­ser à une grande firme de la ville. Celle-ci ac­cède aux de­mandes de Browning en exi­geant juste qu’un mi­ni­mum de 10 000 fu­sils soit com­man­dé pour lan­cer la pro­duc­tion. Val Al­len écrit à son père pour l’in­for­mer de l’avan­cée des né­go­cia­tions et, en at­ten­dant de fi­na­li­ser cet ac­cord, rentre à Hers­tal. Mais de re­tour en Bel­gique, il ap­prend que la FN s’aligne sur l’offre al­le­mande et ac­cepte de payer les trente dol­lars par fu­sil. Le B25 se­ra fa­bri­qué à Hers­tal.

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